Essais: des solutions pour l'école

L'école québécoise est mal en point: décrochage scolaire, enseignants qui... (Photo archives La Presse)

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L'école québécoise est mal en point: décrochage scolaire, enseignants qui abandonnent le métier, coupes dans l'aide aux élèves en difficulté, sans compter l'état catastrophique de nombreux bâtiments qui accueillent nos enfants... Alors que le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx, présente son plan pour remettre la réussite scolaire au sommet des priorités, plusieurs auteurs proposent leur vision pour réparer l'école.

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Réinventer l'école

Jean-François Roberge est un passionné. Enseignant au primaire durant 17 ans, le député de la CAQ connaît l'école de l'intérieur. Il a eu le temps de réfléchir. Sans surprise, son constat est tragique. Le système d'éducation est en piteux état et si on veut vraiment parler de réussite scolaire, il faudra bouleverser des façons de faire et certains acquis.

Objectif : remettre l'élève au sommet des priorités et s'assurer que les enseignants puissent exercer leur profession dans les meilleures conditions possible.

Parmi les solutions, l'auteur propose de revoir le rôle des commissions scolaires, de diminuer la bureaucratie (véritable entrave à la créativité des enseignants) et, surtout, de revoir la formation des maîtres. On devrait mettre autant de soin à la sélection des futurs profs qu'à celle des futurs médecins, écrit-il.

L'ex-enseignant croit en outre que l'école devrait être obligatoire pour les jeunes de 4 à 18 ans. Il est critique à l'endroit des parents qui devraient être les premiers responsables, selon lui, de la motivation des jeunes. Non, l'école n'est pas une grosse garderie. Bref, si on veut que l'éducation soit une priorité au Québec, il faut replacer l'élève au coeur de la réflexion.

Et si on réinventait l'école ? Chroniques d'un prof idéaliste, Jean-François Roberge, Québec Amérique, 152 pages

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Que doit-on enseigner?

Ancien professeur en science de l'éducation à l'UQAM, Normand Baillargeon nous propose ici un recueil d'articles publiés pour la plupart dans des revues spécialisées. Pour ce penseur, le rôle de l'école s'inscrit dans une perspective de justice sociale. L'éducation est un droit qui permet aux individus, peu importe leur origine socio-économique, de posséder les outils qui leur permettront d'exercer leurs droits et leurs devoirs dans une société démocratique.

Pour cela, l'école doit pouvoir former des citoyens à l'esprit critique. Or dans l'état actuel des choses, elle ne peut accomplir ce mandat. « Sans un riche bagage de connaissances dans chacune des formes de savoir, il n'est pas de pensée critique, créatrice, etc. », écrit-il. Baillargeon en a contre la réforme et son approche par compétences qui a formé des élèves qui ont une opinion sur tout mais pas de véritable culture générale. Ce qui conduit Baillargeon à réfléchir au rôle de l'université, devenue, selon lui, un centre de recherche au service de l'entreprise. À qui appartiennent les savoirs et qui en profite ? se demande celui qui a démissionné de l'UQAM avec fracas et qui promet un ouvrage sur les raisons qui ont motivé son départ.

La dure école, Normand Baillargeon, Leméac, 183 pages

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Entre les murs

Auteur populaire et reconnu, François Gravel a longtemps enseigné l'économie au cégep. Aujourd'hui, il fréquente encore les couloirs des écoles puisqu'il y est invité en tant qu'écrivain. Dans ce livre tout à fait charmant, il met sa plume au service de l'école en nous offrant 26 vignettes sur l'école vue de l'intérieur. Des confidences d'une directrice à la rigidité de la bureaucratie en passant par l'impuissance d'un prof devant un décrocheur, on assiste, amusé ou impuissant, au quotidien de ceux qui oeuvrent à former nos enfants. Le regard de Gravel est à la fois tendre, amusé, lucide et empathique. Critique aussi, comme face à ces parents-rois qui se croient tout permis. Au fond, personne n'est mal intentionné et tout le monde veut le bien des enfants, mais cette bonne volonté n'est pas suffisante, dirait-on, pour empêcher les ratés et les absurdités du système.

Toute une vie sur les bancs d'école, François Gravel, Québec Amérique, 150 pages

L'école québécoise est mal en point: décrochage... (Image fournie par Globe) - image 4.0

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Société du savoir

Quel est l'impact de la mobilité internationale des étudiants en milieu universitaire québécois ? Comment encadre-t-on les étudiants étrangers ? Quel est le rôle des stéréotypes culturels dans leur intégration ? Ce sont là quelques-unes des questions soulevées dans le dernier numéro de la revue Globe consacré à la société du savoir d'un point de vue québécois.

Toujours dans ce numéro, on propose un état des lieux 10 ans après le rapport de l'UNESCO sur la société du savoir.

Publiée deux fois l'an, Globe est une revue spécialisée qui propose un point de vue interdisciplinaire sur une question de culture et de société. Si la revue s'adresse plus spécialement aux étudiants et chercheurs du milieu universitaire francophone, elle saura sûrement intéresser tous ceux qui réfléchissent à l'éducation de manière plus large.

Les enjeux du modèle des sociétés du savoir tels qu'ils sont vécus au Québec, Collectif d'auteurs, Globe - Revue internationale d'études québécoises, 246 pages

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