Crise des migrants: Titeuf à la guerre

Titeuf, habituellement espiègle, tente d'échapper aux bombes dans... (PHOTO THOMAS SAMSON, AGENCE FRANCE-PRESSE)

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Titeuf, habituellement espiègle, tente d'échapper aux bombes dans sa plus récente aventure.

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C'est avec la « boule au ventre » que le bédéiste suisse Zep dit avoir signé la plus récente aventure de son Titeuf, publiée cette semaine sur son blogue du journal Le Monde. Et c'est avec une boule dans la gorge que des centaines de milliers d'internautes ont vu son garnement habituellement espiègle essayer d'échapper aux bombes qui pleuvent sur son petit monde.

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La guerre, qu'elle soit en Syrie ou dans un monde imaginaire, s'abat aussi sur des gens qui n'ont rien demandé.

Dans une entrevue hier à la radio française Europe 1, Zep (de son vrai nom Philippe Chappuis) a raconté pourquoi il avait choisi de faire vivre une aventure exceptionnellement tragique à son célèbre personnage.

« On a la chance d'être très très loin de la guerre. Mais si ça nous arrivait, comment on réagirait ? » Zep a voulu ainsi « se mettre dans la peau de gens qui fuient ». « On n'arrête pas de voir [ces réfugiés] aux infos, dit-il. On s'en fout un peu, quoi. C'est l'horreur, mais l'horreur banale. »

« La plupart des gens ne veulent pas de la guerre. Ça leur tombe dessus. Ils sont pris dans la tourmente. [...] Ils fuient parce qu'ils n'ont pas le choix, ils préféreraient sûrement rester dans leur pays. »

Comme artiste, il a cherché à partager ses émotions. « C'est aussi pour ça qu'on est utile, parce que sinon, ça sert un peu à rien qu'on fasse ce métier. »

En finale, Titeuf, pris dans des barbelés, appelle désespérément au secours dans le noir, avant que sa voix ne se taise. « On peut imaginer plein de choses, convient Zep. Si vous êtes pris dans les barbelés et que personne ne vient vous secourir, alors l'issue est rarement heureuse. »

En contemplant les kilomètres de vrais barbelés déroulés aux frontières de l'Europe, Zep dit se sentir « profondément triste ». « Je me dis qu'on n'a pas beaucoup de mémoire sur ce qui nous est arrivé. Dans tous les pays d'Europe, à un moment où un autre, les gens ont dû fuir parce qu'ils essayaient de survivre face à la violence et à la barbarie. Alors, de devoir encore aujourd'hui le redire et de voir que certains trouvent normal d'empêcher les gens de fuir et de les maintenir dans l'horreur, ça me rend triste. »

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