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Pas d'intérêt pour la Foire du livre de Francfort...

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Radio-Canada a dévoilé mardi que le Canada a refusé d'être l'invité d'honneur, en 2017, de la Foire du livre de Francfort, le plus grand rendez-vous de l'édition internationale.

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Daniel Lemay
La Presse

La nouvelle, toute nue, sortie mardi sur le site de Radio-Canada: le Canada a refusé d'être l'invité d'honneur, en 2017, de la Foire du livre de Francfort, le plus grand rendez-vous de l'édition internationale.

Juste pour se situer, le Frankfurter Buchmesse, c'est 7300 exposants, 275 000 visiteurs, 9000 journalistes de tous les continents... dont au moins quatre sur cinq, on peut supposer, ne connaissent pas grand-chose de la littérature canadienne, quelle que soit la langue dans laquelle elle s'écrit.

Le projet avait été piloté par Livres Canada Books, un OSBL voué à l'exportation du livre canadien qui, informé de l'invitation allemande en février 2014, avait fait une étude de coûts. Participant annuel de la Foire de Francfort sous la bannière Québec Édition, l'Association nationale des éditeurs de livres (ANEL), le regroupement d'éditeurs francophones basé à Montréal, a participé au financement de l'étude de LCB qui montrait que, pour profiter pleinement de la vaste vitrine de Francfort, le regroupement avait besoin d'une contribution du ministère du Patrimoine canadien de 5,6 millions de dollars.

LCB toutefois n'a jamais fait de demande officielle de financement, soulignait vendredi dans un courriel un porte-parole du Patrimoine canadien à qui nous avions demandé des éclaircissements sur les motifs du refus. Or il appert que LCB aurait-il soumis une demande que la réponse aurait été la même, «aucun programme du Ministère n'était en mesure de soutenir cette initiative au niveau de financement demandé par LCB».

Fin du projet que LCB, d'abord, ne semble pas avoir défendu avec la dernière énergie et pour lequel le Patrimoine n'a pas voulu chercher le financement ailleurs, par exemple dans les 210 millions réservés aux célébrations du 150e à travers le pays. Ou dans le budget des Affaires extérieures... Pas d'argent: dossier classé.

1 % du budget du ministère

À l'heure où le Canada cherche à redéfinir sa place dans le monde, où le Conseil des arts du Canada fait du rayonnement international un des six axes de son nouveau modèle de financement, où l'exportation représente un vaste potentiel devant le plafonnement du marché local... 

Dans le livre, l'exportation se fait souvent sous la forme de droits de traduction, des échanges où Francfort domine largement ses semblables internationaux.

L'Indonésie est l'invitée d'honneur de la Foire du livre de Francfort qui se tient le mois prochain dans la 3e ville d'affaires de l'Europe. Les Pays-Bas et la Flandre ont accepté l'invitation pour 2016. Et qui remplacera le Canada l'année suivante? La France... Hé!

La vérité toute nue: l'année de son 150e anniversaire, le Canada va se priver de l'une des plus grandes vitrines culturelles du monde parce que les gardiens du Patrimoine ont conclu que 5 millions, qu'il aurait fallu trouver en dehors des petites cases habituelles, en plus, c'était trop d'argent pour faire la promotion internationale des livres, des auteurs et des éditeurs canadiens.

Juste pour se situer: 5 millions représentent trois dixièmes de 1 % du budget du ministère de Shelly Glover. Ou, vu d'un autre angle, 4,5 % du prix d'un chasseur F-35.

Tony Bennett

Beau geste du Casino de Montréal, élégant, respectueux, que d'offrir un dédommagement aux gens qui avaient acheté un billet - plus de 200 $ avec le souper - pour le spectacle de Tony Bennett, jeudi dernier, événement qui devait marquer la réouverture du Cabaret du Casino. Avec difficulté, M. Bennett a chanté sept chansons et a quitté la scène après une demi-heure, la voix diminuée par une laryngite, a-t-il expliqué.

Après la malheureuse expérience du Festival de jazz avec B.B. King en 2014 - le roi du blues est mort en mai dernier à 89 ans -, on aurait pu penser que l'âge de l'artiste, le grand âge surtout, aurait pris plus de poids dans l'analyse des risques à laquelle ne doivent pas manquer de se livrer les producteurs.

Aux questions «Est-ce qu'on va vendre toute la salle?» ou «Pourrait-on vendre deux soirs?», il y a lieu d'en ajouter une plus spécifique: l'artiste est-il à même de livrer une performance de 90 minutes artistiquement acceptable?

L'opinion de l'agent dudit artiste ne suffit plus: le manager qui «marche à commission», l'expérience l'a prouvé, a tendance à présenter son chanteur dans la plus parfaite des formes...

D'aucuns se demanderont par ailleurs comment une entreprise de divertissement qui cherche à rajeunir son public choisit, pour la réouverture (après cinq ans) de sa salle principale, un artiste qui arrive à 90 ans.

On va finir ça au Casino?

À l'agenda

OUMF -  Le festival OUMF qui, depuis cinq ans, marque la rentrée collégiale et universitaire dans le Quartier latin, s'ouvre jeudi rue Saint-Denis. Au programme: ateliers, habillage artistique de l'asphalte, poésie en direct, bouquinistes et performances de toutes sortes dont ce combat de haïkus, vendredi à la Grande Bibliothèque, un des partenaires publics de OUMF. Beaucoup de musique aussi, bien sûr, et sur deux scènes parce que OUMF, ça roule! Pic Paquette, Dead Obies, Badbadnotgood, Pierre Kwenders en DJ. 

Consultez la programmation: http://oumf.ca/2015/programmation/

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