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Antoine Gallimard justifie la réorganisation de sa maison d'édition

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Antoine Gallimard (à gauche), en compagnie de son auteur, Patrick Modiano.

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Agence France-Presse
Paris

Antoine Gallimard, PDG de Madrigall, le troisième groupe d'édition français, a justifié la réorganisation en profondeur de son état-major, dont la nomination d'un patron unique pour l'ensemble des entités de diffusion du groupe, dans un entretien publié vendredi.

Dans le secteur de l'édition, la diffusion et la distribution «sont des secteurs où la concurrence est aujourd'hui la plus vive», explique Antoine Gallimard dans l'hebdomadaire spécialisé Livres Hebdo.

«Il est devenu indispensable de renforcer notre organisation et d'avancer de façon très coordonnée avec une vision totalement partagée du marché», affirme le patron du groupe qui rassemble Gallimard, Flammarion et Casterman.

Toute la diffusion du groupe a été placée la semaine dernière sous l'autorité d'un proche d'Antoine Gallimard, Bruno Caillet, ancien directeur commercial de Gallimard. M. Caillet sera assisté Par Karima Gamgit, ancienne directrice générale de Volumen, la filiale de diffusion et de distribution du groupe d'édition concurrent La Martinière (Le Seuil, Points, L'Olivier...).

Signe des grandes manoeuvres en cours dans le secteur de l'édition, Volumen est actuellement en voie de rachat par le groupe d'édition Éditis, 2e groupe français d'édition avec notamment les marques Robert Laffont, Plon, Pocket... Éditis est lui-même la propriété de l'espagnol Planeta.

L'enjeu est crucial car Madrigall a perdu ces derniers mois plusieurs des clients dont il assurait la distribution et la diffusion comme Odile Jacob ou Bayard, au profit de Hachette, numéro un de l'édition en France. «Nous menons une réflexion pour trouver de nouveaux clients et partenaires», a dit M. Gallimard.

Considérant par ailleurs que l'acquisition de Flammarion par Gallimard il y a trois ans était «une réussite», M. Gallimard a annoncé que son groupe, qui s'était fortement endetté pour ce rachat, avait renégocié sa dette avec ses banques. «Nous avons renégocié nos conditions de prêt avec nos banques et détendu notre dette», s'est félicité Antoine Gallimard: «Cela nous permet de voir l'avenir de manière plus sereine».

«Je souhaite que Madrigall puisse rester une maison familiale», a encore dit M. Gallimard, dont la fille aînée, Charlotte, dirige Casterman, «un des trois pics (avec Gallimard et Flammarion) du massif Madrigall».

Madrigall, qui compte 1750 salariés en France et 200 au Québec, a réalisé un chiffre d'affaires de 437 millions d'euros l'an dernier.

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