L'odyssée des Stones en photos

La «Tin Pan Alley» de Londres, centre névralgique... (Photo: Terry O'Neill, tirée du livre The Rolling Stones)

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La «Tin Pan Alley» de Londres, centre névralgique des compositeurs et des studios Regent Sound, que les Stones utilisèrent beaucoup à leurs débuts.

Photo: Terry O'Neill, tirée du livre The Rolling Stones

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Que reste-t-il à dire des Rolling Stones après les innombrables bouquins, autorisés ou pas, qui se sont penchés sur l'histoire de ces increvables rockeurs britanniques? Rien, sans doute, qui puisse être mieux raconté que par ce magnifique album de photos publié par Taschen.

La maison d'édition allemande, qui s'y connaît en matière de beaux livres, a obtenu la collaboration des Stones qui lui ont ouvert leurs archives photographiques à Londres et à New York. En sus des clichés immédiatement reconnaissables qui jalonnent le long parcours des Jagger, Richards et compagnie, Taschen a ainsi pu mettre la main sur des documents visuels rares sinon inédits qui se glissent tout naturellement dans l'histoire du groupe, pris par des photographes célèbres comme David Bailey, Cecil Beaton, Annie Leibovitz et Jean-Marie Périer, mais aussi par de parfaits inconnus bien avant l'ère du téléphone intelligent.

Comme l'explique Luc Sante dans l'un des trois textes de l'album, quand les Stones ont fait leur apparition au début des années 60, ce sont surtout les magazines qui ont relayé la bonne nouvelle avec un impact impensable de nos jours. Et, au fil des ans, leurs archives photographiques ont constitué un guide de tendances qui n'a cessé de définir à quoi un groupe de rock devait ressembler. La quarantaine de pages consacrées, en annexe, à l'image du groupe dans la presse écrite est particulièrement éloquente.

L'intérêt de ce livre tient d'abord dans son premier chapitre Time Is on My Side, plus volumineux, consacré aux années 1962-1969. C'est dans ces pages que, malgré la volonté manifeste d'imposer une image du groupe en métamorphose continuelle, on goûte la fraîcheur, voire l'innocence de ces jeunes musiciens qui savaient également jouer la carte de la provocation. En sus des clichés montrant les cinq Stones déguisés en femmes pour la pochette d'un 45 tours ou d'un Brian Jones faisant le salut nazi en montant sur scène à Berlin, il y a cette photo d'une candeur révolue dans laquelle ils posent avec les pochettes de leurs disques préférés des Beatles, Byrds, Otis Redding, Jimi Hendrix et autres Dylan.

«Jusqu'à ce jour, aucun groupe de rock n'avait vieilli. Comment font-ils?», demande Waldemar Januszczak dans un texte sur l'impact culturel des Stones. Ce beau livre permet de mesurer le passage des années, des visages poupins du début des années 60 à ceux, crevassés de rides, d'aujourd'hui. Une usure qui se lit beaucoup plus rapidement sur celui de Brian Jones, qui ne survivra pas aux années 60.

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THE ROLLING STONES. Sous la direction de Reuel Golden. Taschen, 556 pages.

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