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La «Mama» noire de Gone with the Wind héroïne d'un livre

Clark Gable et Vivien Leigh incarnet Rhett Butler... (Photo: archives La Presse)

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Clark Gable et Vivien Leigh incarnet Rhett Butler et Scarlett O'Hara dans le film Gone With The Wind (Autant en emporte le vent).

Photo: archives La Presse

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Fabienne Faur
Agence France-Presse
Washington

La «Mama» noire de Gone with the Wind, célèbre nounou au caractère bien trempé de Scarlett O'Hara, est désormais l'héroïne d'un roman, Le voyage de Ruth, publié avec l'accord des héritiers de Margaret Mitchell.

Le livre signé Donald McCaig, qui paraît en France le 6 novembre chez Michel Lafon, n'est pas une suite du célébrissime Prix Pulitzer mais un préquel, une oeuvre dont l'histoire précède celle racontée ailleurs.

«C'est une enquête, et la reconstitution de la vie d'un personnage de premier plan qui n'a peut-être pas été apprécié à sa juste valeur», affirme à l'AFP le romancier américain âgé de 74 ans, auteur d'un livre remarqué sur la Guerre de Sécession.

Dans le livre de Margaret Mitchell, comme dans le film-culte dont on célèbre cette année le 75e anniversaire, «on ne sait même pas comment elle s'appelle», dit l'écrivain en évoquant la nourrice très ronde, chaleureuse et souvent renfrognée.

Margaret Mitchell avait d'ailleurs été accusée de racisme. «À l'époque, il était sans doute impossible pour un écrivain blanc de considérer les Noirs aussi importants que les Blancs», souligne M. McCaig.

«Mama» est donc devenue Ruth, en référence au personnage biblique symbole de foi et de fidélité.

À partir d'une mention des origines françaises de la mère de Scarlett, Ruth's Journey, le titre original du roman qui vient de paraître aux États-Unis (Atria Books), imagine l'enfance à Saint-Domingue - ancienne colonie française devenue Haïti- de la future nounou, orpheline recueillie par un couple français.

À la suite des soulèvements indépendantistes, le couple s'exile aux États-Unis, à Savannah, où la Française, veuve et remariée, donnera naissance à Ellen Robillard, future Mme O'Hara et mère de Scarlett.

«Mama» vivra sa propre vie avant de revenir s'occuper de l'enfant.

«La moitié de l'histoire»

«Il y a eu des dizaines de milliers de +mamas+ noires dans le Sud américain», indique l'écrivain, «et elles étaient nombreuses à élever les enfants des riches Blancs».

«Pour moi, l'absence dans Gone with the Wind de la voix de «Mama», de son histoire, de sa personnalité, c'est comme si on ne racontait que la moitié de l'histoire», estime-t-il.

«Ruth est un personnage de tragédie qui ne perd jamais espoir», dit-il, «elle a du caractère, est très digne mais n'est pas une rebelle».

Le livre, dont la troisième partie est écrite du point de vue de la nounou, se termine une semaine après le barbecue qui ouvre le roman de Margaret Mitchell.

L'écrivain a déjà écrit, à la demande des héritiers, Le clan Rhett Butler, paru en 2007.

Ce roman était l'un des deux seuls autorisés - avec Scarlett signé Alexandra Ripley en 1991 - dérivés de la célèbre fresque publiée en 1936 qui raconte les amours tourmentées de Scarlett O'Hara et Rhett Butler dans la tourmente de la Guerre de Sécession.

Le plus grand défi face à un livre légendaire «c'est d'être à la fois respectueux de l'original et en même temps d'avoir quelque chose de plus à ajouter», note l'écrivain qui affirme avoir bénéficié d'une «liberté considérable» de la part des héritiers.

Le livre est dédicacé à Hattie McDaniel, première Noire à avoir remporté un Oscar, justement pour ce rôle de «Mama» qui lui avait valu le prix du meilleur second rôle.

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