Décès de l'écrivain allemand Siegfried Lenz

Siegfried Lenz en avril dernier.... (Photo: archives AP)

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Siegfried Lenz en avril dernier.

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Agence France-Presse
Berlin

Siegfried Lenz, grand écrivain allemand de l'après-guerre, est mort à l'âge de 88 ans, a annoncé mardi la maison d'édition Hoffmann und Campe.

Né en 1926 à Lyck, région de Prusse-Orientale qui allait devenir polonaise à la fin de la guerre, Siegfried Lenz est l'auteur de nombreux romans, ainsi que de nombreux recueils, de courtes histoires, d'essais et de pièces radiophoniques ou théâtrales.

«Une partie de l'Allemagne nous a quitté aujourd'hui», a estimé le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, commentant le décès de Siegfried Lenz, qui est de la même génération que l'écrivain Günter Grass - l'un de ses amis - et de près de dix ans le cadet d'Heinrich Böll.

«Siegfried Lenz était l'une de ces personnes qui n'existe plus aujourd'hui, un écrivain qui était apprécié au delà des cercles littéraires», a commenté Daniel Kampa, l'un des responsables de la maison d'édition Hoffmann und Campe.

Le plus connu de ses livres est La leçon d'allemand (1968), qui évoque la manière dont le nazisme pénétra les esprits. Ce roman poignant raconte l'histoire de Siggi Jepsen, enfermé dans une prison pour jeunes délinquants sur une île au large de Hambourg, qui vient d'être puni pour avoir rendu copie blanche à une rédaction sur «les joies du devoir». Un sujet sur lequel il a beaucoup de choses à dire, mais qui lui demande de tirer le passé de son sommeil.

Fils d'un officier des douanes, Siegfried Lenz avait été enrôlé dans la marine allemande en 1944. Peu avant la fin de la Seconde Guerre mondiale, il avait déserté au Danemark mais avait été fait prisonnier de guerre.

La guerre finie, il a étudié la philosophie, l'anglais et l'histoire de la littérature à l'Université de Hambourg. Il avait cependant interrompu rapidement ses études et fut embauché par le quotidien conservateur Die Welt. Dès 1951, Lenz avait commencé à travailler comme écrivain indépendant à Hambourg.

Il s'était engagé auprès des sociaux-démocrates et avait soutenu l'«Ostpolitik» du chancelier Willy Brandt, plaidant pour la réconciliation avec la Pologne.

Il entretenait également une longue amitié avec Helmut Schmidt, chancelier entre 1974 et 1982.

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