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Le phénomène Fifty Shades of Grey se poursuivra en 2013

E.L.  James... (Photo Michael Lionstar)

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E.L.  James

Photo Michael Lionstar

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Victoria Ahearn
La Presse Canadienne
Toronto

La trilogie érotique de E.L. James, Fifty Shades of Grey, a été un véritable phénomène cette année et tout indique que cela continuera en 2013 alors que plusieurs autres auteurs s'apprêtent à se lancer dans la littérature pour adultes.

«Je ne vois aucun signe d'essoufflement, du moins pas pour le moment», affirme Beth Lockley, directrice générale de la publicité et du marketing pour Penguin Group au Canada. «En fait, on dirait presque que c'est plus populaire que jamais.»

«E.L. James a certainement donné de la visibilité au genre avec Fifty Shades of Grey et je doute qu'il y ait un retour en arrière», croit pour sa part Nathan Maharaj, directeur du marchandisage pour Kobo.

Mme Lockley cite en exemple la série Crossfire de l'écrivaine américaine Sylvia Day, qui a été un gros succès pour Penguin durant la dernière année. Comme Fifty Shades of Grey, ces romans mettent en scène une jeune femme dans la vingtaine qui tombe en amour avec un milliardaire troublé.

Maya Banks, une autre auteure publiée par Penguin, connaît aussi une certaine popularité avec sa saga baptisée Sweet. Elle sortira Shades of Gray dans la série KGI en janvier.

Un écrivain canadien écrivant sous le pseudonyme de Sylvain Reynard a également fait les manchettes récemment avec le lancement de sa série Gabriel's Inferno, que Beth Lockley décrit comme étant un Fifty Shades of Grey torontois.

«Je crois que c'est maintenant devenu commun», dit-elle à propos du genre. «Quand on regarde la liste des meilleurs vendeurs, les quatre premiers titres sont presque toujours des romans érotiques ou à l'eau de rose.»

Random House, l'éditeur de la version anglaise de Fifty Shades of Grey, prévoit lancer en février S.E.C.R.E.T, signé par une auteure de livres érotiques canadienne sous le nom d'emprunt L. Marie Adeline.

Le roman relate les tribulations d'une veuve intégrant une société secrète de la Nouvelle-Orléans qui aide les femmes à réaliser leurs fantasmes sexuels.

Le bouquin, dont les droits ont été vendus dans au moins 17 pays, fait aussi partie d'une série.

Parmi les autres écrivains de l'érotisme et du romantisme populaires figurent aussi Beth Kery avec Because You Are Mine et Jennifer Probst avec Marriage to a Billionaire.

Même si la littérature pour adultes existe depuis des siècles, les experts estiment que Fifty Shades of Grey a eu un effet unique sur le genre, et ce, pour plusieurs raisons.

Selon M. Maharaj, la trilogie a notamment bénéficié de la publicité que lui ont faite de nombreuses «mamans qui bloguent». Elle est également arrivée sur le marché au moment où le livre numérique devenait plus répandu, permettant ainsi aux lecteurs de lire des romans érotiques en public sans que personne ne se doute de la nature de leur lecture.

«Avant, les livres érotiques étaient confinés à la table de chevet mais, maintenant, les gens peuvent les lire n'importe où, ce qui est fascinant», indique l'écrivaine et poète terre-neuvienne Leslie Vryenhoek.

Les couvertures des romans d'E.L. James sont aussi contemporaines et discrètes. «Ce n'est pas comme si Fabio était sur la couverture. C'est une cravate chic, ce qui rend le livre plus acceptable», note Mme Lockley.

Contrairement à ce que l'on pourrait penser, les autres écrivains sont loin d'être jaloux du succès remporté par la littérature érotique ou romantique.

«J'en suis presque à penser que nous avons besoin de ces livres afin que les éditeurs puissent faire beaucoup d'argent et être en mesure de publier des oeuvres littéraires», affirme l'auteur ontarien Tamas Dobozy, qui a gagné le Rogers Writers Trust Fiction Prize 2012 avec son roman Siege 13.

«Tout ce qui fait vendre des livres est une bonne chose», croit de son côté Russell Wangersky, dont le roman Whirl Away a été finaliste au prix Giller en 2012.

En fait, le phénomène Fifty Shades of Grey est bon pour la littérature en général, estime Bahram Olfati, vice-président de la division de la littérature générale pour Indigo.

D'après M. Olfati, la trilogie d'E. L. James a augmenté l'achalandage dans les librairies de la chaîne ainsi que les ventes pour les autres titres, en plus de faire connaître Indigo à un nouveau public.

«Je ne porte pas de jugement sur le contenu. Tant que les gens lisent, ça ne peut être qu'une bonne chose», conclut-il.

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