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Élise Turcotte remporte le Grand Prix du livre de Montréal

Je ne suis pas certaine d'être moi-même sortie... (Photo: Ivanoh Demers, La Presse)

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Je ne suis pas certaine d'être moi-même sortie indemne de ce roman», a lancé Élise Turcotte au sujet de ce livre où le suicide d'un personnage ramène le lecteur au suicide collectif de 1978 à la Guyana. À La Presse, Mme Turcotte expliquera avoir beaucoup travaillé à cette histoire où «une voix d'enfant et une voix de mort» alternent avec une troisième. «J'ai mis quatre ans à écrire ce roman et ça n'a pas été facile...»

Photo: Ivanoh Demers, La Presse

Daniel Lemay
La Presse

L'écrivaine Élise Turcotte a remporté hier le Grand Prix du livre de Montréal 2011 pour Guyana, publié chez Leméac Éditeur. Le roman «à troix voix» de Mme Turcotte a été choisi à l'unanimité par un jury présidé par la poète et romancière Nicole Brossard qui a souligné la cohérence de cet ouvrage à «trois registres » où s'entremêlent «poésie, réflexion et narration», «imaginer, mentir et raconter».

«Un roman coup de poing», dira pour sa part Helen Fotopulos, responsable de la Culture et de la Condition féminine à la Ville de Montréal qui s'est réjouie de la composition exclusivement féminine du quintette de finalistes. Les autres étaient France Daigle pour Pour sûr (Boréal); Louise Dupré pour le «long poème» Plus haut que les flammes, publié au Noroît, une maison qui fête ses 40 ans; Jocelyne Saucier pour Il pleuvait des oiseaux (XYZ) où la mémoire apparaît comme un «art visuel»; et Gail Scott pour The Obituary, «tour de force» littéraire bâti dans un Montréal multiculturel et «charnel».   

«Je ne suis pas certaine d'être moi-même sortie indemne de ce roman», a lancé Élise Turcotte au sujet de ce livre où le suicide d'un personnage ramène le lecteur au suicide collectif de 1978 à la Guyana. À La Presse, Mme Turcotte expliquera avoir beaucoup travaillé à cette histoire où «une voix d'enfant et une voix de mort» alternent avec une troisième. «J'ai mis quatre ans à écrire ce roman et ça n'a pas été facile...»

Outre Nicole Brossard, le jury -qui a lu pas moins de 147 ouvrages- était composé du libraire Laurent Borrego, de l'écrivaine Denise Desautels; de Tristan Malavoy-Racine, rédacteur en chef de l'hebdo Voir; de l'essayiste Sherry Simon; et de Stanley Péan, rédacteur en chef de la revue Le Libraire.

Élise Turcotte a reçu une bourse de 15 000 $ et un exemplaire de son ouvrage dans une reliure réalisée par l'artiste Odette Drapeau. L'écrivaine pourra aussi profiter d'un voyage de promotion dans l'un des 80 pays où on retrouve un chapitre de l'Association internationale d'études québécoises.

Au Grand Prix du livre de Montréal, Élise Turcotte s'ajoute à un prestigieux tableau comprenant Georges Leroux (Partita pour Glenn Gould, 2007), Catherine Mavrikakis (Le ciel de Bay City, 2008), Dany Laferrière (L'énigme du retour, 2009) et Perrine Leblanc pour L'homme blanc, lauréate de l'an dernier qui est aussi finaliste aux Prix littéraires du Gouverneur général qui sont remis ce matin à Toronto.




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