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Michel Tremblay sort son nouveau roman, La grande mêlée

Michel Tremblay... (Photo: Edouard Plante-Fréchette, La Presse)

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Michel Tremblay

Photo: Edouard Plante-Fréchette, La Presse

Mélanie Marquis
La Presse Canadienne
Montréal

Michel Tremblay offre une cure de jeunesse à ses parents Nana et Gabriel dans son nouveau roman, La grande mêlée, dont le lancement a eu lieu lundi soir à Montréal.

Après avoir exploré les univers de la famille de sa mère Réhauna (Nana) dans la série de romans La Saga des Desrosiers et de son père Gabriel dans les Chroniques du Plateau Mont-Royal, l'auteur de 69 ans a décidé de réunir tout ce beau monde dans un livre qu'il qualifie d'«intercalaire».

«En fait, c'est un trait d'union. À la fin de la diaspora des Desrosiers, Gabriel et Nana se rencontraient et dans les Chroniques, ils sont mariés et ils ont des enfants», explique-t-il, attablé dans l'atrium de l'hôtel du Vieux-Montréal où se déroulait le lancement.

Le roman relate les événements qui surviennent au cours d'une seule journée: celle des noces du couple, en 1922. Il s'agit, au dire de Michel Tremblay, de «la fin d'un énorme puzzle» dont les premières pièces ont été posées il y a de cela 45 ans avec la pièce Les Belles-Soeurs.

L'idée d'écrire ce livre est née d'une «fatalité», parce qu'il «fallait bien que ces deux familles-là se rencontrent», rigole l'auteur. Mais elle vient surtout de l'envie profonde de mêler ces deux traditions familiales distinctes.

Car si la famille de Gabriel est fataliste et sombre, celle de Nana est positive et combative, fait valoir M. Tremblay.

«Les femmes du clan Desrosiers, en particulier, ont du courage sans le savoir. Ce sont des femmes qui ne sont pas mariées, qui travaillent en 1915-1920 et qui sont obligées de faire avec le fait qu'elles ne sont pas mariées, qu'elles sont obligées de gagner leur vie», expose-t-il.

En ce sens, force est de constater que Michel Tremblay est lui-même un croisement parfait entre les Desrosiers et les Tremblay.

«Les Tremblay me ressemblent plus, quoi que j'ai du côté de ma mère, parce que je suis un combattant. Je suis un «survivor'. Je me bats beaucoup, mais je me bats contre mon défaitisme, laisse tomber l'écrivain. Dans la famille de mon père, les gens se laissaient aller au défaitisme. À tous les jours de ma vie, je suis défaitiste, mais quand je sens que ça s'en vient, je suis capable de contrôler et de lutter. Je l'ai compris très jeune.»

Son grand ami Donald Pilon, qui était présent au lancement, lui reconnaît surtout l'affiliation avec les Desrosiers, rappelant le combat que Michel Tremblay a mené contre le cancer, il y a quelques années, et tous les projets audacieux qu'il a réalisés au cours de sa longue carrière.

«Sa grande force, au contraire, c'est son courage. Quand il a écrit Les Belles-Soeurs', ça prenait des couilles. Il fallait vraiment y croire, parce que dans ce temps-là, faire du théâtre (en joual), c'était impensable. Il a d'ailleurs eu beaucoup de problèmes avec la ministre de l'époque, Claire Kirkland-Casgrain», rappelle le comédien, qui passe ses hivers à Key West dans le même complexe que Michel Tremblay depuis plus de 20 ans.

Retrouvailles

Michel Tremblay met en scène, dans son roman, un grand total de 28 personnages. Les lecteurs sont donc conviés à des retrouvailles festives avec Télésphore, Ti-Lou, Babette, Ernest, Alice, Béa, Florence, ainsi que plusieurs autres de la Saga des Desrosiers et des Chroniques du Plateau Mont-Royal, tous rajeunis pour les besoins du récit.

La comédienne Pierrette Robitaille, qui se promenait dans l'atrium avec son exemplaire de La grande mêlée, lundi soir, avait hâte de renouer avec l'univers de l'auteur, comme plusieurs.

«Il donne une dimension extraordinaire à ses personnages. Je trouve qu'il a une approche humaine, qu'il aime ses personnages, ces gens tout simples avec des vraies émotions, des vrais problèmes. Il ne juge pas ses personnages, il les aime tellement», confie-t-elle.

C'est justement la partie du livre où ses 28 personnages se retrouvent entre eux, lors de la cérémonie du mariage de Nana et Gabriel, que Michel Tremblay a préféré rédiger.

«Le plus passionnant à écrire, ça a été le dernier chapitre, là où il y a la grande mêlée, le mariage. Il n'y a pas de paragraphes, tout le monde parle, on passe d'un personnage à l'autre sans arrêt. Ça a été une espèce d'explosion de mouvements et d'action qui a été absolument passionnante à écrire, mais en même temps, très exigeante. En me relisant, je me suis rendu compte que j'avais oublié deux personnages», lance-t-il en riant.

La grande mêlée est déjà disponible en librairie.

Quant à Michel Tremblay, il sera au Salon du livre de Montréal du 17 au 20 novembre en attendant de s'envoler, comme à son habitude, en direction de son repaire de Key West.

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