Déception et joie

Le livre Le ciel de Bay city...

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Le livre Le ciel de Bay city

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L'année 2008 a commencé par une déception et s'est terminée par une joie. La déception : la traduction faite en France d'un roman anglophone 100% montréalais. L'éditeur 10/18 s'est jeté sur le talent de Heather O'Neil comme la misère sur le pauvre monde. Lullaby for Little Criminals à peine sorti en anglais, les droits de traduction lui ont été cédés. Résultat, l'héroïne de La ballade de Baby, une jeune Montréalaise, fréquente le lycée et habite la cité avec son papa, lequel jure comme un loubard...

La joie: la remise du prix Gilles-Corbeil, doté d'une bourse de 100 000$, à Jacques Poulin, un auteur qui choie ses lecteurs depuis une quarantaine d'année. Avec une telle somme, Poulin peut continuer d'écrire (et nous de le lire) en paix.

 

Ent re les deux, quelques moments forts, dont le toxique et flamboyant Ciel de Bay City (Héliotrope), de Catherine Mavrikakis, avec ses nuages mauves, ses bungalows clinquants, la musique d'A l ice Cooper et son écriture comme un fouet. Et le singulier Bestiaire (Marchand de feuilles) d'Éric Dupont, autofiction morcelée, critique d'une société médiocre et étroite d'esprit.

On se souviendra aussi du Chemin des brumes (Alire), ce polar régionaliste de Jacques Côté, et d'Une fêlure au flanc du monde (Alire), roman fantastique qui a pour décor Montréal et l'Abitibi, et pour héros un magicien atypique. Et du succès d'Anne Robillard, qui, sans tambour ni trompette, a lancé ses Chevaliers d'Émeraude à l'assaut de la France, sous la bannière des éditions Michel Lafon, et s'est retrouvée au haut de la liste des best-sellers de Livres Hebdo et de Figaro Magazine! Victoire de la littérature populaire sur la «grande» littérature, et des éditeurs de «mauvais genres» sur les éditeurs «sérieux», comme XYZ, vendu cette année à Hurtubise HMH. On dit qu'André Vanasse et Gaétan Lévesque, qui ont fondé la maison en 1985, continueront d'en assurer la direction éditoriale. Mais cette transaction que personne n'a vue venir est tout de même préoccupante. Si les éditeurs de littérature sont obligés de vendre leur âme pour survivre, c'est qu'il y a péril en la demeure.

1 Le prix Gilles-Corbeil à Jacques Poulin

2 Le Ciel de Bay City Catherine Mavrikakis

3 Bestiaire Éric Dupont

4 Un polar régionaliste signé Jacques Côté

5 Une fêlure au flanc du monde dans un décor québécois

6 Les Chevaliers d'Émeraude à Paris

7 La Ballade de Baby : où la traduction n'est pas une histoire d'amour

8 XYZ chez HMH

 




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