Osheaga: jour 3

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La Presse

L'énergie était toujours au rendez-vous lors de la troisième et dernière journée d'Osheaga. Voici les concerts qui ont retenu l'attention de nos journalistes.

Father John Misty: le seul et unique

Dès le premier titre, I Love You, Honeybear, Father John Misty s'est prostré sur ses genoux avant de monter sur la grosse caisse de son batteur. Quel habile interprète que ce Josh Tollman. C'est le côté soul de sa voix qui est admirablement ressorti de sa prestation d'hier. Il déambulait sur scène avec ses gestes lascivement maniérés. Il se foutait de la gueule des spectateurs, notamment en prenant le cellulaire d'une jeune femme de la première rangée, mais il a été d'un grand sérieux et tout en émotions pendant sa ballade Only Son Of The Ladiesman. Sur scène, il a le même esprit décalé et imprévisible que ses chansons, dont la savoureuse Bored In The USA. L'ancien membre de Fleet Foxes a pris des bains de foule, demandé aux spectateurs comment ils allaient, alors qu'il se fout de la réponse. Father John Misty, le seul et unique. Un dandy, un crooner au fin esprit sarcastique. - Émilie Côté

The War on Drugs: une visite rare, mais parfaite

L'équipe d'Osheaga a bossé dur pour avoir The War on Drugs parmi sa programmation. La visite du groupe à Montréal est rare. La dernière fois, en 2011, il s'était produit dans l'intimité de la Casa Del Popolo, en marge de son deuxième album. Son successeur Lost In The Dream a fait les palmarès de fin d'année en 2015. La bande d'Adam Granduciel, proche de Kurt Vile, a ses disciples. Ces derniers étaient aux anges, hier. Pendant les titres phares Red Eyes et Under The Pressure, ils savouraient un moment longtemps attendu. Tout était parfait. La batterie au moteur rutilant, les solos de Granduciel (quel guitariste doué!), sa voix à la Springsteen, les cuivres, le clavier... Nous étions parmi l'une des foules les plus attentives du festival, à voir The War on Drugs rendre hommage aux émotions du quotidien à travers l'Amérique profonde. - Émilie Côté

Future Islands: le danseur fou

Samuel T. Herring, le chanteur, danseur et mime (!) dont la chorégraphie inorthodoxe chez David Letterman a propulsé Future Islands des boîtes de la Main au Métropolis puis à la scène de la Montagne n'a pas déçu. Le public qui ne connaissait vraisemblablement du groupe de Baltimore que son succès Seasons (Waiting On You) a vite compris pourquoi Herring faisait des exercices d'assouplissement avant son spectacle quand il l'a vu se démener, à ses risques et périls, sur cette scène glissante à la manière d'un gogo-boy, d'un danseur folklorique russe ou d'un monstre possédé dont il empruntait à l'occasion la voix gutturale. En comparaison, ses trois camarades qui produisent une musique dansante très new-wave des années 80 semblaient presque impassibles. - Alain de Repentigny

Philip Selway: rendez-vous doux

Pour apprécier la musique de Philip Selway, il faut oublier que le monsieur gagne sa vie comme batteur de Radiohead. Sur la petite scène des Arbres, il n'a même pas touché à la batterie, entouré qu'il était de trois musiciens polyvalents. Selway est un chanteur timide qui se tapote les cuisses et empoigne son micro comme une bouée de sauvetage quand il n'a pas une guitare entre les mains. Attirés par la réputation de Radiohead, une poignée de spectateurs ont découvert un auteur-compositeur plus conventionnel, mais dont le talent ne faisait pas de doute le temps de l'atmosphérique Waiting For a Sign ou de It Will End In Tears, une ballade poignante dont les Britanniques ont le secret. Touché - surpris? - de leur accueil, Selway les a remerciés deux fois plutôt qu'une. - Alain de Repentigny

Hot Chip: une heure de groove à l'anglaise

À compter de 18 h 10, des milliers de danseurs avaient dans la face les derniers sursauts du soleil, alors qu'un groove on ne peut plus britannique les entraînait pour une heure bien tassée. Hot Chip, mesdames et messieurs. Quinze ans d'excellente synthpop derrière la cravate. Quinze ans de house, disco, musiques de danse tous azimuts, mais aussi électro-pop, krautrock, indietronica. Quinze ans de très bon goût. Sept artistes sur scène, jeux de claviers/machines, guitares, basse, batterie, percussions. Ces hommes et cette femme (la batteure Sarah Jones) ne sont pas de redoutables bêtes de scène, ils réussissent néanmoins à faire lever la pâte sur la scène de la Montagne. Au programme, des incontournables (Over and Over, Flutes, etc.) quelques récentes tirées de l'album Why Make Sense?. Et que dire de cette épatante conclusion: relecture pop-claviers de Dancing in the Dark, signée Bruce Springsteen! L'électro-Boss, inutile de l'ajouter... - Alain Brunet

alt-J (∆): poussée de ferveur au crépuscule d'Osheaga

Dès l'interprétation de Fitzpleasure, deuxième chanson d'alt-J (∆) au programme, c'était vraiment la fête au coeur de cette foule considérable, très dense, très motivée devant la scène de la Montagne. Davantage conquise par Something Good, la suivante, et ainsi de suite. Devant nous, des guitares, des claviers, des percussions, des voix qui s'entrelacent subtilement, des constructions inventives malgré la minceur de leur exécution, des vers plein les oreilles, un environnement visuel de haute volée. Force est de constater que les gagnants du Mercury Prize 2012 ont pris du galon. Bien au-delà de cette avant-garde indie les ayant adoptés il y a trois ans, un auditoire de masse aime désormais ces garçons du West Yorkshire. C'était plus qu'évident hier lorsqu'une vaste portion du public a entonné les rimes de Matilda, Taro ou Breezeblocks. Poussée de ferveur au crépuscule d'Osheaga... - Alain Brunet

The Black Keys: la même bonne recette

The Black Keys se produisait pour une quatrième fois à Osheaga. Si des mauvaises langues ont affirmé que sa présence était de la redite, le duo blues rock a attiré une foule monstre. Au fil du temps, The Black Keys est devenu comme le spaghetti de maman: nous savons à quelle formule s'attendre, mais c'est toujours bon. Une valeur sûre. - Émilie Côté

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