Edward Sharpe and the Magnetic Zeros: le retour de la grand-messe

Alex Ebert, du groupe Edward Sharpe and the... (Photo Charles Sykes, archives AP)

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Alex Ebert, du groupe Edward Sharpe and the Magnetic Zeros, lors d'un festival à New York, en 2013

Photo Charles Sykes, archives AP

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Christian Letts se repose dans sa maison de Los Angeles cinq jours avant que son groupe, Edward Sharpe and the Magnetic Zeros, reparte en tournée.

«C'est presque une source de confusion d'avoir du temps après un horaire quotidien réglé au quart de tour et des foules aussi heureuses. Cela prend quelques jours pour décompresser», note le guitariste.

Pour le membre fondateur d'Edward Sharpe and the Magnetic Zeros, les derniers mois ont été fort chargés puisqu'il a lancé en février dernier un premier album solo, Hold Fast, réalisé par son ami d'enfance Marcus Mumford. «J'ai fait des premières parties pour le groupe et quelques spectacles», indique-t-il.

Au coucher du soleil

Edward Sharpe and the Magnetic Zeros figure parmi les groupes qui incarnent le mieux la portée festive d'un festival. En spectacle, la bande entre en communion avec le public. On se souvient de sa participation à Osheaga, en 2010. Pendant ses hymnes fédérateurs - dont le tube Home -, le chanteur Alex Ebert était le prêtre d'une grand-messe musicale. Il a par ailleurs pris un bain de foule parmi ses fidèles.

«J'adore jouer dehors au coucher du soleil», dit par ailleurs Christian Letts. Son souhait sera exaucé puisqu'il se produira à 19h10, demain, sur l'une des scènes principales du parc Jean-Drapeau.

Avec sa dizaine de membres, Edward Sharpe and the Magnetic Zeros traîne la réputation d'un groupe hippie. Il monte sur scène sans liste de chansons préétablie. Une façon de faire rarissime en 2015.

«Je ne sais jamais comment le show va se dérouler. Même la chanson d'ouverture se décide sur scène. De cette façon, nous avons un nouveau spectacle chaque soir», souligne Christian Letts.

Le public d'Osheaga aura-t-il droit à de nouvelles compositions, comme celles interprétées au dernier festival South by Southwest (SXSW)? «Qui sait? Peut-être!», lance en riant Christian Letts.

Edward Sharpe and the Magnetic Zeros a écrit et enregistré une bonne partie de son quatrième album à La Nouvelle-Orléans, où Alex a son studio. Letts est fort satisfait du résultat, inspiré de la culture musicale louisianaise. «J'ai toujours eu de la misère à décrire la musique qu'on fait. J'ai juste l'impression que le groupe grandit.»

Aux dernières nouvelles, des tensions divisaient les membres du groupe, notamment en raison du départ de Jade Castrinos - qui n'est plus en couple avec Alex Ebert et qui a affirmé avoir été remerciée. Mais Christian Letts préfère parler de l'avenir.

De bons mots pour Alex Ebert

Christian Letts connaît Alex Ebert depuis la petite enfance. Il le considère comme un membre de sa famille. «J'ai déménagé du nord de l'Angleterre à Los Angeles quand j'étais petit. Alex et moi avons étudié dans des écoles créatives où nous étions incités à jouer de tous les instruments.

«Alex est sans doute l'auteur-compositeur le plus prolifique que je connaisse. Il y a des paroles que nous écrivons tous ensemble. Chaque chanson a une naissance unique. Parfois, cela arrive dans la rue; parfois, c'est à la suite d'une réflexion sur où doit aller le titre.»

Un premier album solo

En février dernier, Christian Letts a lancé son premier album solo, Hold Fast. Pour l'enregistrer, il a ressenti le besoin de renouer avec ses racines et de retourner dans le nord de l'Angleterre. «C'est sans doute l'une des plus belles campagnes du monde, dit-il. Je suis vraiment content du résultat et du son de l'album. Nous l'avons enregistré dans une ferme.»

Ce n'est pas pour sa popularité mais pour son amitié de longue date que Letts a confié la réalisation de sa première oeuvre solo à Marcus Mumford (du groupe Mumford&Sons). «Je sentais que nous étions au diapason. Et je me sens très chanceux d'avoir pu passer quelques jours reclus avec lui.»

Avec des chansons intitulées La mer et Charles de Gaulle, Hold Fast regorge de références françaises. «Ma fiancée est française, précise-t-il. Je l'ai rencontrée à l'aéroport Charles-de-Gaulle. C'était lors de nos premières tournées, alors que je retournais à la maison à Portland.»

En fin d'entrevue, Christian Letts, qui dit adorer Montréal, nous demande en quoi les cultures française et québécoise sont différentes, au-delà de la langue.

Curieux et reconnaissant, ce Christian Letts, qui affirme faire «le plus beau job au monde».

Sur la scène de la Rivière demain à 19h10, dans le cadre du festival Osheaga.

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