Osheaga: les défis des programmateurs

Prévoir le buzz ou la continuité (PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, ARCHIVES LA PRESSE)

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Prévoir le buzz ou la continuité
Quand Joelle Bertrand programme Macklemore & Ryan Lewis ou Ellie Goulding des mois avant Osheaga, elle ignore si les artistes créeront un buzz. «Il faut se faire confiance en se disant: oui, ce sera gros! Aujourd'hui, avec le marché des festivals, il faut s'y prendre vraiment à l'avance. C'est un risque. En octobre dernier, quand on a booké Kendrick et Florence, leurs albums n'étaient pas sortis. Ils auraient pu ne pas être bons.»

Les caprices des groupes

Il arrive que des groupes «se réveillent à la dernière minute» et se plaignent de jouer à telle heure ou sur telle scène. Bâtir la grille horaire d'un festival représente tout un défi pour les programmateurs d'evenko. Certains artistes préfèrent se produire sur une grosse scène plus tôt dans la journée, d'autres tiennent à être programmés plus tard. «Tout le monde veut jouer à la noirceur, mais la nuit tombe à 20h30 en août», souligne Nick Farkas. «Pour les artistes, le positionnement sur l'affiche est très important», ajoute-t-il.

Le taux de change

Cette année, Osheaga doit vivre avec un dollar canadien à la baisse (il valait 76,69 cents US jeudi soir). «Ça nous rentre dedans, lance Nick Farkas. C'est un des facteurs les plus nuisibles à notre industrie au Canada. Quand tu commences tes offres avec un budget et que le taux bouge autant en six mois, il faut tout revoir. Nous payons déjà une taxe de 15% et des redevances de 3% à la SOCAN.»

La journée du samedi

Osheaga et Lollapalooza ont lieu le même week-end. Vu la distance raisonnable entre Montréal et Chicago, les groupes peuvent donc se produire dans les deux festivals, mais pas tous le samedi. «Quand j'ai eu Kendrick Lamar cette année, je me suis dit: nous sommes corrects!» «Il faut être confiant quand on négocie, explique Nick Farkas. Nous avons l'avantage de produire des spectacles à l'année, donc on connaît bien la valeur des artistes.»

La météo

Quand Nick Farkas a appris que les Foo Fighters avaient interrompu leur spectacle après quatre chansons au Festival d'été de Québec, il a eu une pensée pour son ami et homologue Louis Bellavance. «J'ai pleuré pour lui. Je sais à quel point il a travaillé fort. C'est horrible quand cela arrive, mais ça fait partie de la game... Si les gens savaient combien de temps on peut passer à négocier pour une tête d'affiche.» Nick Farkas a développé, au fil des années, un talent de météorologue (même s'il y en a un sur le site du festival). «J'ai 15 applications météo sur mon téléphone. Quand les gens quittent le bureau, ils me demandent s'ils ont le temps de rentrer à la maison avant qu'il pleuve.»

Gérer les imprévus

Stromae a annulé sa présence à Osheaga cette année, Frank Ocean a fait de même il y a deux ans et deadmau5, en 2010. «C'est toujours stressant, mais nous sommes bons pour trouver des solutions rapides qui ont le moins d'impact possible sur les fans», indique Dan Glick. Cette année, Stars a été ajouté à la programmation à la dernière minute, et le groupe montréalais, qui fête son 10e anniversaire, promet des invités de marque.

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