Nuits d'Afrique: cinq exemples à suivre

Gabriel Paquin-Buki d'Oktopus, Mossbasss de H'Sao, Juan Perditi... (PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE)

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Gabriel Paquin-Buki d'Oktopus, Mossbasss de H'Sao, Juan Perditi de Gypsy Kumbia Orchestra, Veeby et Akawui.

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Les 29es Nuits d'Afrique débutent ce soir et comptent une foule d'artistes ou groupes locaux de toutes origines et cultures. Nous en avons sélectionné cinq, question d'illustrer la grande diversité culturelle que fédère ce festival, happening incontournable de l'été montréalais.

Gypsy Kumbia Orchestra

Colombiens, Québécois, Canadiens, Réunionnais, Français et Mexicains participent à ce collectif de 18 musiciens et danseurs.

«Nous proposons une fusion des rythmes colombiens et des musiques de l'Europe de l'Est, ainsi que d'autres éléments stylistiques. Nous nous inspirons des traditions, mais nous composons aussi des musiques originales qui se trouveront sur notre album à paraître en septembre.

«Notre travail reflète cet esprit multiculturel montréalais, mais aussi cette culture colombienne où les musiques et les danses sont vécues comme une catharsis.

«À notre tour, nous voulons transmettre ce sens de la collectivité et cette joie de vivre», explique Carmen Ruiz, d'origine colombienne et codirectrice artistique du Gypsy Kumbia Orchestra.

Dimanche 19 juillet à 18h40, scène Loto-Québec, Parterre du Quartier des spectacles.

Veeby

Originaire de Douala, au Cameroun, Vanessa Kanga a débarqué à Montréal à l'âge de 16 ans pour s'y inscrire au cégep, puis y mener des études universitaires jusqu'à la maîtrise en administration publique.

La diplômée est plutôt devenue... Veeby: «Mes parents poussaient beaucoup pour les études, mais la musique a toujours fait partie de ma vie. Je montais sur scène dès l'âge de 12 ans. Peu après mon arrivée au Québec, mon cousin rappeur OL1KU m'a mise en contact avec le beatmaker Ray Ray, pour qui j'ai enregistré des choeurs.

«J'ai mis plusieurs années avant de faire ma propre musique: mon approche est afro-soul, c'est-à-dire de la musique urbaine [soul, R & B, hip hop] toujours teintée d'influences d'Afrique centrale, tant dans les langues vernaculaires locales [bassa, beti, douala] que dans l'ajout d'instruments traditionnels. Je cherche à maintenir l'équilibre.»

Dimanche 12 juillet à 20h30, Club Balattou.

H'Sao

Les frères Caleb (guitare), Mossbass (basse), Izra L (claviers) ainsi que Dono (batterie), leur ami d'enfance, avaient formé un groupe à N'djaména, capitale du Tchad. Gospel, soul, jazz, R&B, musiques traditionnelles africaines seraient au programme de H'Sao.

Venus chanter à Ottawa en 2001, dans le cadre des Jeux de la francophonie, ils s'étaient installés à Montréal d'où ils ne sont jamais repartis... sauf pour se produire aux quatre coins du monde.

«Nous posons nos pions ici et là, nous ne nous plaignons pas! Cette semaine, nous lançons Saar, notre quatrième album. En kabalaye, saar signifie la source; cet album est axé sur la voix comme le groupe l'était à l'origine.»

Jeudi 9 juillet à 21h, Théâtre Fairmount.

Oktopus 

«Au départ, l'idée était de jouer de la musique klezmer avec des musiciens de formation classique pouvant aussi interpréter des musiques sérieuses inspirées de l'Europe de l'Est.

«Avec le temps, les choses ont changé; Oktopus a conservé ce côté traditionnel des Balkans, mais nous avons mêlé le tout avec du jazz, de la chanson québécoise et autres répertoires locaux inspirés des régions où nous tournons.

«Huit interprètes constituent l'octuor [d'où Oktopus]: clarinette, flûte, violon, trompette, trombones, piano et batterie. C'est très festif et cela peut aussi impliquer de l'improvisation», explique le clarinettiste et compositeur Gabriel Paquin-Buki, fondateur d'Oktopus il y a cinq ans et gagnant des Syli d'or 2014.

Dimanche, lundi et mardi 12, 13 et 14 juillet à 23h, Club Balattou.

Akawui

Le chanteur montréalais Akawui est d'origine chilienne; ses parents sont partis de Santiago afin de s'installer au Québec.

Son père y fut musicien de rue dès les années 80, y a exercé ce métier toute sa vie. À l'évidence, le joueur de flûte de Pan a transmis sa passion au fiston, dont le groupe a remporté les Syli d'or 2015.

«Je préconise une fusion latine, urbaine et électronique. Je mélange les chants amérindiens et la saveur des Andes aux musiques des Caraïbes - timba, salsa, cumbia, etc.

«J'y greffe également des rythmes plus électro - dubstep, reggaeton, salsaton, etc. Notre instrumentation comprend claviers, violon, percussions, batterie, charango, guitares, cuatro, trombone, trompette, basse, flûte de Pan.»

Mardi 7 juillet à 21h, Club Balattou.

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