Afrique enchantée de France Inter, Heavy Soundz de Montréal

Les Mercenaires de l'ambiance, «orchestre à transpirer», regroupent... (PHOTO ANDRÉ RIVAL, FOURNIE PAR NUITS D'AFRIQUE)

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Les Mercenaires de l'ambiance, «orchestre à transpirer», regroupent onze musiciens et chanteurs et s'appliquent à évoquer un demi-siècle de musique populaire moderne vécu sur le continent noir.

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Les plus fidèles auditeurs de France Inter, soit l'un des principaux canaux de la radio publique dans l'Hexagone, connaissent l'émission dominicale L'Afrique enchantée. Soro Solo et Vladimir Cagnolari animent, du moins le soutient-on au festival Nuits d'Afrique, «une des émissions phares du paysage culturel africain».

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Ce qui justifiait samedi un spectacle en tête d'affiche au Parterre du Quartier des spectacles, semble-t-il.

Depuis quatre ans, les animateurs de L'Afrique enchantée multiplient les rencontres en se présentant devant public avec un band spécialement constitué autour d'eux, sorte de bras armé de leur émission à la conquête d'auditoires francophones en chair et en os. Festif et pédagogique, en voilà les objectifs.

Les Mercenaires de l'ambiance, «orchestre à transpirer», regroupent onze musiciens et chanteurs et s'appliquent à évoquer un demi-siècle de musique populaire moderne vécu sur le continent noir. Au service d'un répertoire varié, commentaires succincts et rigolos en guise d'introduction ou de conclusion. Samedi soir, on était plutôt en Afrique centrale, surtout en République démocratique du Congo et son penchant pour les musiques cubaines des années 50, ou encore dans ses zones avoisinantes dont le Cameroun et sa propension au funk.

Ainsi, ces musiciens français de toutes souches conviaient les Montréalais au Bal de l'Afrique enchantée: Florent Briqué (trompette), Christophe Cagnotte (saxophone), Ballou Canta (chant), Jean-Baptiste Gbadoe (percussions), Kandy Guira (chant), Florian de Junnemann (guitare), Michel Lumana (basse), Michel Pinheiro (trombone, chant), Benjamin Rando (claviers),  Christian Templet (batterie), Philippe Odge (guitare).

Les segments de musique proposés ont été très bien exécutés pour la plupart, ils ont été d'autant plus instructifs pour celles et ceux qui ne s'y connaissaient pas en pop africaine. Pour les autres, on peut parler d'un divertissement de bon goût et... sans angle d'attaque particulier. Bien sûr, on imagine une relation plus intense entre les animateurs de L'Afrique enchantée, leur groupe et le public réel de l'émission. 

Le groupe montréalais Heavy Soundz, quant à lui, n'émettait pas des sons très «heavy», en début de soirée samedi. Sympathique prestation malgré une sonorisation plutôt mince lorsqu'on s'éloignait un tant soit peu de la scène. Quoi qu'il en soit, les composantes multiculturelles de cette pop de création sont riches et illustrent bien la rencontre de ces jeunes musiciens de l'immigration et autres collègues de souche.

La saveur dominante est latine ou afro-antillaise, axée principalement sur la cumbia, la salsa et certaines formes modifiées de konpa/merengue. Surtout hispanophone mais aussi franco et anglo, le rap de Heavy Soundz sied bien aux compléments latins et soul du chant féminin. Les guitares abrasives et certains rythmes binaires très appuyés confèrent une attitude rock à la formation, ce qui en élargit la palette. On aura reconnu des extraits du maxi Cuatro Vientos et de l'album Tumba Parlantes, plats principaux de ce répertoire encore jeune.

En tout cas, c'est clair: ces Heavy Soundz ne pourraient provenir d'ailleurs que de Montréal.




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