Vincent Vallières: l'hiver, c'est pas pour les peureux

Coiffé de son chapeau de poil, Vincent Vallières semblait... (PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE)

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Coiffé de son chapeau de poil, Vincent Vallières semblait sincèrement surpris à mesure que la soirée avançait de voir encore du monde devant lui, vu les conditions, et faisait parfois le signe de la victoire en terminant une chanson.

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Josée Lapointe

«On va se le dire, ceux qui sont là ce soir, c'est que vous êtes pas des lopettes!», s'est exclamé Vincent Vallières après deux chansons, jeudi soir, lors du spectacle d'ouverture de Montréal en lumière qui se déroulait sur une place des Festivals balayée par des rafales glaciales.

L'an dernier, pour la même occasion, Louis-Jean Cormier s'était produit au même endroit par un temps nettement plus clément et devant une foule très dense. Jeudi soir, un petit noyau de braves seulement s'est déplacé pour le coup d'envoi de Montréal en lumière, qui se déroule pendant le «malfaisant» mois de février, ainsi que l'a chanté Vallières avec plus d'à-propos que jamais.

Dix minutes avant que le spectacle ne commence, ils étaient d'ailleurs encore peu nombreux à l'attendre. Si Marie-Catherine était habillée pour aller au pôle Nord et prête à veiller avec le chanteur jusqu'au bout, plusieurs se demandaient s'ils allaient rester jusqu'à la fin. «On va décider quand ça va commencer», nous ont dit Delphine et Denis, qui se réchauffaient en attendant devant un des braseros installés un peu plus loin sur la place.

François Lacroix s'est approché avec ses trois enfants et une de leurs amies quelques minutes à peine avant le début. «On est arrivés de Saint-Hilaire vers 17h, on a fait toutes les activités, la tyrolienne, la grande roue..., nous a-t-il raconté. Et c'est sûr qu'on va redescendre le toboggan une dernière fois avant de partir.»

Ce n'est que lorsque les premières notes de Matante Marielle ont retenti que la mince foule s'est agglutinée devant la scène et que les gens présents sur le site du festival se sont enfin approchés. Pendant l'heure bien tassée qu'a duré le spectacle, Vincent Vallières n'a pas manqué de rappeler le courage des spectateurs présents. «Il faut prendre l'hiver de front!», a-t-il lancé, demandant à chacun de ses musiciens: «C'est qui, le boss de l'hiver?» «C'est moi!», répondaient-ils à tour de rôle, incantation qui a servi de leitmotiv à la soirée.

Heureusement, le répertoire de Vincent Vallières permet de se réchauffer en donnant le rythme pour sauter sur place. Il a offert une prestation sans temps mort, une douzaine de chansons qui ont défilé à toute allure, de Café Lézard à Stone en passant par Entre partout et nulle part, et la foule s'est laissé porter par son folk-rock enveloppant, chantant souvent avec lui.

Conditions difficiles

Coiffé de son chapeau de poil, Vallières semblait sincèrement surpris à mesure que la soirée avançait de voir encore du monde devant lui, vu les conditions, et faisait parfois le signe de la victoire en terminant une chanson. Mais toujours avec une générosité teintée d'une once de dérision, présentant sa très belle L'amour c'est pas pour les peureux en remplaçant le mot amour par hiver...

Des conditions où il est difficile de chanter, manifestement, et il l'a déclaré juste avant le rappel: cette expérience lui aura permis de constater qu'on peut jouer de la guitare les doigts complètement gelés... C'était avant d'entonner On va s'aimer encore, pour donner un peu de chaleur à la foule avant de partir.

En quittant une place des Festivals presque vide bercée par les accords de sa chanson phare, on aperçoit un jeune couple, enlacé, tenant bien serré un bébé tout emmitouflé. C'est Vallières qui a raison: l'amour, et l'hiver, c'est pas pour les peureux.

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