2013-03-01 09:07:00.000

Les Zombies, un délicieux voyage dans le temps

Le chanteur Colin Blunstone et son groupe les... (Photo: Bernard Brault, La Presse)

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Le chanteur Colin Blunstone et son groupe les Zombies n'avaient pas chanté pour le public montréalais depuis juin 1965.

Photo: Bernard Brault, La Presse

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Festival Montréal en lumière

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Alain de Repentigny
La Presse

Montréal n'avait plus revu les Zombies depuis un certain soir de juin 1965 au vieux Forum. On a craint un moment que les retrouvailles ne soient encore reportées quand une panne d'électricité a frappé le secteur du Métropolis un peu avant 20h hier soir, mais on s'en est tiré sans plus de dommages qu'une couple de blagues faciles sur le festival Montréal sans lumière.

À 21h18, les cinq Zombies se sont pointés sur la scène les pouces en l'air et nous ont aussitôt fait cadeau d'I Love You, une chanson pop accrocheuse, bien servie par la voix vigoureuse de Colin Blunstone et les harmonies de trois de ses camarades, parmi lesquels Rod Argent, l'autre membre fondateur dont le court solo d'orgue a fini de nous replonger dans les sixties. Comme l'a fait tout de suite après Can't Nobody Love You, empruntée à Solomon Burke et que les Mersey's allaient traduire chez nous à l'époque. De la pop de qualité, concise et efficace, intelligente sans être savante.

L'instant d'après, les Zombies nous transportaient en 2011 le temps de la chanson Breathe Out, Breathe In de leur album du même nom, mais on aurait tout aussi bien pu être dans les années 70 avec Steely Dan. De toute façon, il y avait déjà dans le solo de piano d'Argent au milieu d'une chanson des années 60 comme I Want You Back Again des éléments qui annonçaient la pop jazzée des années à venir.

Pendant un peu plus d'une heure et demie, ils ont pigé dans les chansons qu'ils ont enregistrées ensemble ou séparément, y compris une reprise de Motown, un succès de Blunstone qui n'a pas eu d'écho de ce côté de l'Atlantique (I Don't Believe in Miracles), et une chanson d'Argent typique de la démesure des années 70 que tout le monde a acclamée (Hold Your Head Up).

On avait surtout hâte d'entendre la demi-douzaine de chansons pop parfaites de leur chef-d'oeuvre de 1967 Odessey and Oracle - délicieuses! - ainsi que les classiques - la torride Time Of The Season, saluée par une ovation prolongée, et Tell Her No dédiée au spectateur Bruce Huard, l'ex-Sultan - qui font qu'on parle encore des Zombies après toutes ces années. Quand, vers la fin, on a reconnu l'immortelle She's Not There, la magie était intacte.

En début de soirée, les Revenants ont réchauffé la salle pendant une demi-heure avec leur rockabilly-country-rock-western-spaghetti. En hommes de culture qu'ils sont, ils ont eu la brillante idée de nous laisser sur un hymne de 1967: Pictures Of Matchstick Men du groupe Status Quo. Le hors-d'oeuvre parfait avant les Zombies.

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