Throw2Catch: bienvenue au Kouglistan!

Le trio à la tête de Throw2Catch, Barthélémy Glumineau,... (Photo Robert Skinner, La Presse)

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Le trio à la tête de Throw2Catch, Barthélémy Glumineau, Gisle Henriet et Guillaume Biron, propose une incursion dans l'univers absurde d'une famille d'un pays fictif dans le spectacle Velkome to Kouglistan.

Photo Robert Skinner, La Presse

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Après une première incursion dans l'univers absurde d'une famille du Kouglistan, le trio à la tête de Throw2Catch en rajoute une couche. Cette fois, la troupe montréalaise nous emmène dans sa patrie imaginaire. Du cirque de rue sous chapiteau, présenté à la TOHU à partir du 7 juillet.

Nouvelle direction

Fondé en 2005 par Samuel Roy et Nicolas Boivin-Gravel, Throw2Catch a changé de mains au cours de la dernière année. La troupe montréalaise poursuit son chemin grâce à trois proches collaborateurs et amis : Gisle Henriet, Guillaume Biron et Barthélémy Glumineau. Les trois artistes de cirque montréalais ont créé le spectacle Made in Kouglistan (mis en scène par Samuel Roy), qu'on a pu voir l'été dernier à Complètement cirque. Velkome to Kouglistan est en quelque sorte la suite des aventures de cette «famille» de Roms menée par les frères Gluminovitch, désireux de faire partager leur «savoir-faire».

Le Kouglistan

«C'est un petit pays entre le Mexique et la Chine», s'amuse à dire Gisle Henriet. «C'est un projet qui est né d'une volonté de renouer avec des valeurs circassiennes plus européennes, ajoute plus sérieusement Barthélémy Glumineau. Notre vision du cirque est très humaine, on cherche à casser le quatrième mur pour entrer en relation avec le spectateur. C'est ce qu'on amène dans ce pays inventé qu'on a appelé le Kouglistan.» «C'est un pays des possibles qui évoque les grandes fêtes de villages», ajoute Gisle Henriet, d'origine suédoise, qui a notamment joué dans Traces et PSY des 7 doigts.

Les personnages

Au coeur de ce pays imaginaire se trouvent donc trois frères: Ginsky, Gandolf et Bartek Gluminovitch. Leur cousine Boudine (Magalie Betts) est également présente avec sa marmaille (les quatre enfants de Gisle Henriet!), des enfants qui sont finalement «beaucoup plus organisés et efficaces que les adultes», dit en rigolant Gisle Henriet. «Même si on croit être les meneurs. En vérité, nous sommes comme des lions qui dorment...» La grand-mère, Mamikoze (interprétée par Peter James, issu du milieu de la danse), complète le tableau. Elle est la matriarche «porteuse du savoir ancestral» capable de sautes d'humeur magistrales.

Interagir avec le public

On veut que les gens se projettent dans cette famille, souhaite Barthélémy Glumineau, diplômé de l'École nationale de cirque en 2005 (dans la même cohorte que Samuel Roy et Nicolas Boivin-Gravel). Une famille de cirque comme en voit très peu ici - on pense, par exemple, à la famille de Rodrigue «Chocolat» Tremblay et de son ancien cirque ambulant Akya. «On essaie de créer un univers amical et familial à travers ce spectacle, ajoute Barthélémy. À la fois déraciné et chez soi. La vérité, c'est que la vie d'un cirque familial n'a rien de glamour.» La configuration du chapiteau permettra aux artistes d'interagir avec le public. «On ne veut pas qu'il soit passif, on s'adresse tout le temps à lui.»

Le volet acrobatique

On l'aura compris, Velkome to Kouglistan est une pièce théâtrale à l'humour absurde à laquelle se greffent des numéros acrobatiques. On pourra voir entre autres des numéros de jonglerie, de planche sautoir, d'équilibre (sur une échelle déposée sur une barre russe) et de main à main, mais ces numéros seront « intégrés » à la dramaturgie imaginée pour faire le récit de la famille Gluminovitch. «Le cirque est un médium à part entière, donc on n'hésite pas à déstructurer un numéro pour que ça puisse contribuer à raconter notre histoire», insiste Barthélémy. Douze ans après sa sortie de l'École, l'artiste de cirque ne peut évidemment plus tout miser sur la performance acrobatique.

La musique

La musique a été sélectionnée par Guillaume Biron, DJ à ses heures. De la musique électronique dans l'ensemble, avec quelques instruments enregistrés. Il y a aussi des échantillonnages de musique traditionnelle remixés, précise-t-il. «La musique doit traduire le côté onirique de notre spectacle. Parfois, c'est un peu rétro, parfois, un peu disco, on va dans plusieurs directions. Mais on ne voulait pas que ce soit de la musique traditionnelle rom, par exemple. On ne voulait pas traduire cet univers-là au premier degré. On voulait aussi l'amener ailleurs.» Les costumes flamboyants, qui rappellent l'univers du Temps des gitans, ont été créés par Geneviève Beauchamp.




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