Gad Elmaleh: «En anglais, je me lâche complètement!»

Gad Elmaleh dit avoir hâte de présenter son... (photo sam hodgson, archives the new york times)

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Gad Elmaleh dit avoir hâte de présenter son spectacle à Just for Laughs, lui qui fait du stand-up à New York régulièrement depuis quelques mois.

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Juste pour rire
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Les Américains l'appellent le «Jerry Seinfeld de l'humour français». Les Québécois l'ont adopté depuis belle lurette, mais c'est en anglais que Gad Elmaleh se produira au Gesù la semaine prochaine pour cinq représentations du spectacle Oh My Gad, qu'il présente depuis quelques mois aux États-Unis...

Gad Elmaleh est un artiste plutôt occupé. Après de nombreuses apparitions sur scène aux États-Unis, il a amorcé cette semaine en France le rodage de son nouveau spectacle d'humour, Kev & Gad improvisent, créé avec l'artiste français Kev Adams. Le printemps dernier, il avait joué plusieurs soirs à l'Olympia, à Montréal. Mais c'est en anglais qu'il fera rire le public montréalais au Gesù, dès lundi. 

L'humoriste de 45 ans est ravi de s'être fait un public anglophone au Québec.

«Au début, mon public était très communautaire, maroco-franco-libanais-expatrié, puis ça s'est élargi, car le public québécois est venu de plus en plus. Maintenant, les anglophones sont contents de voir que je dis aussi des choses en anglais», indique Gad Elmaleh.

Ce dernier a hâte de présenter son spectacle à Just for Laughs, lui qui fait du stand-up à New York régulièrement depuis quelques mois. «Quand je me produisais à Juste pour rire, ça me paraissait loin et impossible de présenter un spectacle en anglais, dit-il.

«Tous les humoristes anglophones que je côtoie veulent venir à Just for Laughs. Alors, tu as envie d'être là...»

L'humoriste d'origine marocaine a travaillé très fort ces dernières années pour être à l'aise dans la langue de Louis C.K., la star américaine de l'humour qui a annoncé hier un spectacle le 28 juillet à la Maison symphonique de la Place des arts. Gad Elmaleh a livré sa première prestation en anglais à Just for Laughs le 24 juillet 2014. Deux ans plus tard, il en garde un bon souvenir, mais ajoute: «J'aimerais que cet extrait du premier gala Just for Laughs disparaisse d'internet! C'était genre my English is terrible! Alors que là, mon anglais est beaucoup mieux. Je prends des cours, je pratique, j'écris avec des auteurs américains...» 

Cette immersion, il en a bénéficié en se frottant aux comedy clubs new-yorkais. «J'adore leur ambiance, être en contact avec les humoristes. C'est un défi chaque fois. J'ai gagné de l'assurance, mais j'ai l'impression d'être à la fois débutant et très expérimenté dans un même corps.»

Payé 30 $ par soir!

Plus à l'aise, Gad Elmaleh «le professionnel» a changé. Il s'est bonifié et récolte les fruits de ses efforts. Mais l'homme a conservé sa simplicité, sa joie de vivre.

«J'ai cette quête d'être excité, étonné, fasciné, donc peut-être que ça renvoie cette énergie-là. Et puis je garde les pieds sur terre. Je me remets en question. Tu sais combien je suis payé au Comedy Cellar, à New York? Trente dollars par passage en semaine et 100 $ dollars le week-end!»

Son spectacle d'une heure au Gesù comprendra les mêmes sujets qu'aux États-Unis, mais légèrement adaptés. Un monologue au cours duquel il parle de son ami Jerry Seinfeld, de la façon dont les Américains draguent et de son expérience américaine. Des observations pleines de surprises, d'où le titre de son show

«Et Oh My Gad, c'est un titre qui convient bien au Gesù! dit-il en riant. L'anglais est une langue qui se prête bien à la comédie. Elle est pratique, elle est efficace. J'aborde des thèmes que je n'ai jamais osé aborder en français. Les guns, par exemple, l'absurdité des films pornographiques ou le laxisme de la sécurité dans certains aéroports. Je me suis lâché complètement!»

Gad Elmaleh se lâche tellement qu'il se verrait bien aller jouer en anglais sur des scènes du monde entier, par exemple aux festivals de Melbourne ou de Sydney, en Australie. «Mais je vieillis, faut que je me dépêche!»

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Au Gesù du 25 au 29 juillet dans le cadre de Just For Laughs.

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