Hommage à Michel Barrette: que de bons souvenirs...

Ce soir, Juste pour rire rendra hommage à... (PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE)

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Ce soir, Juste pour rire rendra hommage à Michel Barrette, qui fait carrière depuis 33 ans.

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Juste pour rire
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Après 33 ans de métier et la création de 11 spectacles en solo, Michel Barrette n'a pas l'intention de tirer sa révérence! Mais le festival Juste pour rire lui rendra tout de même hommage, ce soir, lors d'un gala à la Place des Arts. L'humoriste, acteur, animateur et géniteur de Hi! Ha! Tremblay nous livre ici cinq moments qui ont marqué sa carrière...

Le spectacle-bénéfice pour le Saguenay en 1996

«Quand le déluge du Saguenay est survenu, j'étais en entrevue à Radio-Canada, à Montréal. La recherchiste m'avait demandé ce qu'on allait faire pour le Saguenay. J'ai dit: "OK, on va faire quelque chose!" On a appelé la Croix-Rouge qui nous a donné des barils avec son logo et on est allés spontanément récolter des fonds sur le boulevard René-Lévesque. Ça a fait boule de neige. Plein d'artistes ont alors fait la même chose. Le lendemain, Guy Latraverse a réuni des imprésarios et des producteurs et on a commencé à organiser un spectacle pour le Saguenay. Tout le monde - les artistes, les techniciens - a accepté de participer gratuitement. Il y avait Céline Dion, Sarah McLachlan, etc. Tout le show-business était là. Ça a donné De concert avec le Saguenay, un show de quatre heures et demie diffusé en direct du Centre Molson sur toutes les chaînes de télé. Alors je peux me vanter d'avoir animé le show le plus regardé de l'histoire de la télévision québécoise! L'Américain qui débarquait au Québec, arrivait à son hôtel et voulait changer de poste était pogné avec Barrette et toute sa gang! Y avait juste ça! Ça reste un moment extraordinaire pour moi, d'autant qu'il n'y a eu aucun pépin technique.» 

André-Philippe Gagnon à l'émission de Johnny Carson

«Au début des années 80, je faisais une tournée avec André-Philippe Gagnon. On avait le même gérant et on faisait chacun une moitié du show. Je me souviendrai toute ma vie de la fierté que j'ai ressentie quand il a participé à l'émission de Johnny Carson, en novembre 1985. J'ai regardé l'émission en direct. De voir mon André-Philippe faire We Are the World, j'étais tellement fier... Chaque fois que je revois André-Philippe, j'ai encore cette fierté-là. Regarde-moi le flo, là... il a commencé là, là. Il a débarqué chez Johnny Carson! Pour moi, c'était quelque chose de formidable.» 

C'est fascinant de constater que lorsqu'on lui demande de citer des moments importants de sa carrière, Michel Barrette évoque un épisode qui concerne un autre que lui, fait remarquer La Presse

«C'est parce que c'était un moment important pour le show-business québécois, et bien sûr pour lui. Il n'avait pas encore assez de matériel, donc il avait besoin d'une première partie. Comme je faisais mon personnage de Hi! Ha! Tremblay, je faisais sa première partie. J'ai donc eu l'honneur de faire les premières parties d'André-Philippe. Ça m'a donné un méchant coup de pouce.»

Stéphane Laporte et André-Philippe Gagnon photographiés en novembre... (Photo Bernard Brault, Archives La presse) - image 2.0

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Stéphane Laporte et André-Philippe Gagnon photographiés en novembre 1985 après la participation de l’imitateur à l’émission de Johnny Carson. 

Photo Bernard Brault, Archives La presse

Le premier Bye bye en direct, en 1990

«Lors du premier Bye bye en direct, en 1990, je me souviens d'avoir croisé Dominique Michel toute nue courant dans le corridor de la salle de spectacle pour aller mettre un autre costume! Juste avant minuit, j'avais un sketch dans lequel je jouais Serge Gainsbourg. Je devais entrer sur scène en déboulant les marches, comme un gars chaud. Vanessa Paradis, interprétée par Claudine Mercier, m'attendait en bas des marches. Mais quand je suis entré sur scène, je me suis cassé le pied en heurtant une marche. Je l'ai tout de suite senti. Quand je suis retourné dans ma loge, un os me poussait dans la peau! J'ai demandé mes bottes de Hi! Ha!, car j'avais peur que, mon pied enflant, mes bottes ne rentrent plus et à minuit, je devais chanter déguisé en Hi! Ha! Tremblay. J'ai bien chanté, mais André-Philippe Gagnon et René Simard ont dû me soulever à cause de mon pied. Après, j'ai été transporté en ambulance à l'hôpital Saint-Luc. Les médecins et les infirmières regardaient le Bye bye! Et moi, j'étais déguisé en Hi! Ha! J'avais donné de la marde aux docteurs et je "cruisais" les infirmières, puisque c'était mon personnage qui était aux urgences!»

Son arrivée à Montréal

«En 1984, j'étais venu à Montréal faire Les lundis des Ha! Ha! J'avais participé à l'émission Casse-tête, mais je n'avais pas un sou. Je dormais dans le terminus d'autobus! Quand j'ai eu ma première paye, j'ai loué une chambre à l'auberge Saint-André, en face de Place Dupuis. Un vendredi matin, tôt, j'étais au téléphone, à l'entrée de l'auberge, pour faire mon émission hebdomadaire avec Carl Bernier, comme si j'étais en studio à Chicoutimi. Je faisais mon personnage de Hi! Ha! Tremblay. Le propriétaire me regardait, de derrière son comptoir. J'avais enlevé mon dentier pour qu'on me comprenne bien. Je l'avais mis dans ma poche et j'avais dit, en hurlant, avec la voix de Hi! Ha!, que j'étais le maire de Montréal! Là, les portes des chambres s'étaient ouvertes, les gens chialaient contre mon vacarme. Le propriétaire a essayé de m'enlever le téléphone, mais moi j'étais en direct à Radio-Canada, alors je le repoussais. C'est les policiers du poste 33 qui m'ont enlevé le téléphone! Ils m'ont mis dans le char de police. Le propriétaire a balancé mon bagage sur un banc de neige. Plus tard, les policiers ont appelé Radio-Canada à Chicoutimi qui leur a expliqué que je faisais vraiment un personnage!»

Ses aventures au Poing J 

«À l'époque du Poing J, l'émission de Julie Snyder, je lui avais dit que, quand j'étais jeune, on pouvait acheter une voiture pour 500 piasses et faire deux, trois étés avec. Elle ne me croyait pas. Je lui avais dit que si elle m'invitait à son show, je trouverais une voiture de 500 piasses et je partirais de son show pour une virée en Amérique avec l'auto. Elle a embarqué. J'ai acheté un Chevrolet station wagon. On a fait la route 66 jusqu'en Californie pour amener la voiture à Roch Voisine. Ça a entraîné un record de cote d'écoute du Poing J. Comme la minoune existait encore, l'année d'après, on est partis à la recherche d'Elvis. Boston, New York, Memphis, Nashville et New Orleans. Et la troisième année, on a sacrifié la minoune. On est allés avec Julie Snyder et des cascadeurs à Kingman, en Arizona. On a embarqué la voiture dans un avion de la guerre de Corée et on l'a larguée au-dessus d'un désert! Nous, on était en bas. On devait faire attention que la voiture ne nous tombe pas dessus et aux serpents à sonnette, donc on devait regarder à la fois par terre et dans les airs! Une histoire incroyable.»

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