Gala L'avarice: un festival d'ovations

Guy Nantel a présenté son vieux numéro du clochard... (Photo Ulysse Lemerise, collaboration spéciale)

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Guy Nantel a présenté son vieux numéro du clochard assis sur un banc, un segment réclamant plus de justice et moins d'austérité qui lui a valu une ovation nourrie.

Photo Ulysse Lemerise, collaboration spéciale

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Véritable festival d'ovations, le gala Juste pour rire sur l'avarice animé par Guy Nantel, samedi soir à la Place des Arts, a connu un énorme succès. Avec d'excellents numéros des Denis Drolet, de Julien Tremblay, de Jean-François Mercier et de Fabien Cloutier. Entre autres.

Le meilleur numéro: Les Denis Drolet

Les Denis Drolet n'ont pas toujours été bons, lors de leurs multiples participations aux galas Juste pour rire, cette année, mais celle de samedi soir, parfaitement orchestrée, était d'un très bon niveau. Le duo avait mal compris la consigne de Guy Nantel et avait préparé un numéro sur le thème... des varices! Très drôles, l'intervention de la comédienne Béatrice Picard qui s'est fâchée sur scène, celle de Jasmin Roy se faisant couper le sifflet sur l'intimidation ainsi que les vidéos dans lesquelles on retrouvait un François Bugingo en direct de l'Égypte (en entrevue avec Ramsès II!) puis sur la Lune! Le numéro (et le gala) s'est achevé avec Luc De Larochellière chantant... « la varice est si fragile »!

La révélation: Julien Tremblay

Julien Tremblay a eu l'ovation la plus grosse et la plus spontanée de la soirée pour son numéro du guitariste qui avait déjà beaucoup plu lors du gala de François Bellefeuille sur la colère. Un numéro hilarant avec quelques belles lignes. Exemples: « Ma blonde aimerait aller faire un safari au Congo. Je lui ai dit qu'on a des National Geographic dans les toilettes. Assieds-toi, force pis voyage! », ou encore: « L'argent, c'est comme les seins. Plus tu vieillis, plus tu en as de côté! Et mon grand-père dit que plus ça va, plus l'intérêt baisse! »

Coup de gueule: Fabien Cloutier

On connaît le talent de comédien et d'humoriste de Fabien Cloutier. Sa performance dans ce gala était particulièrement efficace. Il avait construit son intervention sur le choix que font les gens d'acheter un produit de qualité ou un autre beaucoup plus ordinaire. Après avoir pris l'exemple du vin, il s'est aventuré dans le choix d'une... prostituée, expliquant la différence entre une « pute à 20 $ et une à 200 ». Un segment époustouflant et livré à toute allure. Un gros coup de gueule contre « le monde cheap » qui a énormément plu au public et qui lui a valu une généreuse ovation.

Le meilleur malaise: Guillaume Wagner

Toujours aussi cinglant, Guillaume Wagner a livré, samedi soir, le numéro le plus « malaisant » de son marathon d'humour. Reprenant la définition biblique de l'avarice, soit l'accumulation de biens sans rien donner aux autres, il a livré une attaque tous azimuts contre l'aspect sauvage du capitalisme, à commencer, a-t-il dit, par les compagnies minières « qui prennent les ressources et laissent les déchets sur place ». Puis il a parlé de Michael Jackson, « qui avait donné 23 millions à la famille d'un enfant pour ne pas être poursuivi » en justice. « On vit dans un monde où on peut tout acheter », a-t-il lancé avant d'ajouter qu'avec ses 75 milliards, Bill Gates pourrait « se payer 3200 enfants! ». Certains dans le public poussaient des soupirs tandis que d'autres ont visiblement aimé, la moitié des spectateurs se levant pour saluer cet empêcheur de tourner en rond.

Paradis ou enfer?: au septième ciel

Ce gala sur l'avarice était certainement l'un des meilleurs jusqu'à présent. Tout ou presque était bon. Jouant sur l'arrogance de la richesse, le numéro d'ouverture de Guy Nantel était très bien écrit et parvenait à lancer le thème de l'avarice et à créer l'ambiance voulue. En milieu de gala, Nantel est revenu pour présenter son vieux numéro du clochard assis sur un banc, un segment réclamant plus de justice et moins d'austérité qui lui a valu une ovation nourrie. Emmanuel Bilodeau, avec l'un de ses discours-fleuves dont il a le secret, a connu lui aussi un beau succès, cette fois avec un discours en mauvais anglais d'un Québécois s'adressant à un public de Toronto! Avec une perle: « PKP a une petite blonde qui jappe très fort, une petite Julie Schnauzer! » À noter également une excellente performance de Jean-François Mercier, toujours aussi brillant et corrosif.

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