Le kaléidoscope de Pierre Lapointe

Pierre Lapointe a présenté le spectacle Amours, délices... (PHOTO JEAN-MARIE VILLENEUVE, LE SOLEIL)

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Pierre Lapointe a présenté le spectacle Amours, délices et orgues vendredi au Palais Montcalm de Québec. Le spectacle multidisciplinaire sera à la Maison symphonique du 14 au 17 juin.

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Brouiller les pistes, faire évoluer les frontières entre les genres. Tel est le défi que s'est lancé Pierre Lapointe en créant Amours, délices et orgues, un spectacle où chansons et théâtre côtoient danse et design. Le chanteur nous présente ses collaborateurs: six inspirations d'une création hors normes présentée à la Maison symphonique, à partir de ce soir.

Jean-Willy Kunz, organiste

«Tout est parti de Jean-Willy, qui a pour mandat à la Maison symphonique de faire exploser l'orgue et de le mettre en valeur. Je l'ai rencontré à l'ouverture du Palais Montcalm à Québec et il a joué de l'orgue sur l'album Punkt. On a également collaboré sur la Virée classique. L'orgue est très présent dans le spectacle. J'aime tout ce qui est racé, et c'est un instrument très reconnaissable, autant dans le rock de The Animals, dans la musique de The Doors que dans Délices et orgue de Brigitte Fontaine, une de mes chansons préférées de mon adolescence. Je fais beaucoup de références dans mes textes à la religion catholique même si je ne suis pas croyant, et je pense que la connotation religieuse derrière l'orgue ajoute tout de suite un côté dramatique.»

Sophie Cadieux, metteure en scène

«J'avais 21 ans quand je l'ai rencontrée. Je jouais de l'orgue sur le show d'un de ses amis du Conservatoire. J'ai senti une grande intelligence chez elle. Je suis allé la chercher comme metteure en scène, car comme moi, elle vient d'une famille où ça se met beaucoup au défi intellectuellement. Artistiquement, c'est assez sans compromis. Il y a cette volonté de faire le pont entre deux univers : elle est capable d'être en nomination au Gala Artis et de faire une mise en scène à Espace Go. Je voulais quelqu'un capable d'avoir une vision globale sans être pris dans un carcan. Je lui ai proposé avant même qu'elle n'ait fait sa première mise en scène, à cause de sa capacité de ne pas arriver avec une idée préconçue et d'essayer librement. Ça va avoir l'air d'un joyeux fouillis, mais c'est placé au quart de tour!»

Matali Crasset, scénographe

«Je l'ai appelée il y a quelques années parce que j'aimais bien son travail en tant que designer industriel. J'ai attendu le bon projet pour qu'on collabore. C'est le genre d'artiste qui refuse un projet si elle ne sent pas qu'il y a une portée sociale et écologique. C'est une personne très intègre au quotidien. Je suis allumé par son travail en grande partie pour cette mentalité qu'il y a derrière, au-delà de son esthétique qui est humainement fantastique. Elle fait souvent des conférences avec des étudiants, et je lui ai proposé de nous associer avec le département de design de l'UQAM, pour créer le décor du spectacle en collaboration avec les étudiants dans le cadre d'un stage. J'ai proposé de donner des sections du décor au Musée des beaux-arts par la suite.»

Frédérick Gravel, chorégraphe

«J'avais vu son travail en 2005 sous une tente à Hochelaga. On était quatre spectateurs ! J'avais trouvé ça super bon et arrogant, et je l'avais approché pour Mutantes. À mi-parcours, la nécessité du mouvement s'est imposée pour ce spectacle. Ça ajoute au fouillis que ça va être, comme un élément de plus qui vient un peu tout équilibrer. Frédérick danse et me fait danser sur scène. C'est un très bon chorégraphe pour les non-danseurs!»

Étienne Lepage, auteur

«J'ai connu le travail d'Étienne avec Rouge Gueule, mis en scène par Claude Poissant, qui reste un des très bons shows que j'ai vus au cours des 10 dernières années. Étienne est un des premiers collaborateurs que j'ai approché. J'ai beaucoup d'admiration pour son écriture. Je lui avais demandé de m'écrire des textes pour Punkt entre mes chansons, mais ça ne se mariait pas bien au show. Mais pour ce spectacle: son humour et sa manière de tomber dans la critique et l'autodérision sans qu'on s'en rende compte sont parfaits! Il écrit souvent de courts monologues, de petits sketches qui ressemblent à des chansons, alors les transitions se font très bien. La trame de fond est surtout basée sur le regard de l'autre et la manière dont on gère ça. Il y a également beaucoup de poésie, de belles images. Il y a une fraternité de pensée entre Étienne et moi.»

Alexandre Péloquin, concepteur des éclairages

«Je travaille avec lui depuis la tournée Seul au piano. Il a fait les éclairages de Punkt et de Paris Tristesse. Il est très créatif et travaille beaucoup à Mutek aussi. Il est arrivé avec exactement ce que j'espérais, c'est-à-dire des idées très simples, mais qui sortent des sentiers battus. Il est sur scène avec nous et arrive même parfois avec des spots pour éclairer quelque chose! C'est le genre de liberté qu'on s'est donné. Je veux qu'il y ait des fils qui dépassent, je ne veux pas quelque chose de propre, la salle l'est déjà beaucoup.»

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À la Maison symphonique, dans le cadre des FrancoFolies, du 14 au 17 juin.




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