Robert Charlebois : avec tambour et casseroles

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FrancoFolies de Montréal 2012

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Notre dossier sur les 24es FrancoFolies de Montréal. »

En Europe depuis un mois, Robert Charlebois a suivi à distance le  déroulement... (Photo: archives La Presse)

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Photo: archives La Presse

Alain de Repentigny
La Presse

En Europe depuis un mois, Robert Charlebois a suivi à distance le déroulement du conflit étudiant. Il a bien ri quand, dans un studio de Radio France Internationale, on lui a fait jouer Madame Beauchamp, l'adaptation ponctuelle de sa Madame Bertrand par Urbain Desbois.

«On ne me parle que de ça, dit-il de la crise qui secoue le Québec. Les chauffeurs de taxi, la première page dans Libé... Depuis les bombes et la mort de Laporte, on n'avait jamais eu ça ici. Mais c'est bon enfant: on parle de casseroles, pas de kalachnikovs.»

Une semaine plus tard, toujours depuis son appartement parisien, il a une idée plus précise de la façon dont il envisage son spectacle gratuit sur la grande place des Festivals le 13 juin. «Mon titre de travail, c'est Avec tambour et casseroles ou Avec Tambour, casseroles et trompette», dit Charlebois dont le rire sonore traverse l'Atlantique sans peine. Il ajoute: «Il va y avoir des cuivres et ça va péter, ça va être festif. C'est un show participatif: faut apporter des gamelles, des tambourins... Je ne veux pas mettre de l'huile sur le feu, je veux dédramatiser, mais je me dis que les jeunes ont tellement pratiqué qu'ils devraient être bons pour faire lever ça. On va les évaluer pour voir s'ils ont bien répété.»

Plus sérieux, il reprend: «C'est pas moi qui vais régler leur affaire. Je ne veux pas minimiser le conflit et prendre ça de haut parce que l'éducation, c'est la clé, pas seulement au Québec mais pour tous les peuples. Je trouve ça fantastique que les étudiants redeviennent citoyens et si j'étais jeune, c'est évident que je serais en tête du cortège avec mes casseroles. D'un autre côté, ça va coûter cher aux contribuables s'ils se mettent à nuire à toutes les activités touristiques de l'été. Il ne faut pas tout mélanger. Faut qu'ils se parlent, qu'ils négocient, qu'ils en viennent à une entente. Mettez votre argent où est votre cerveau. C'est votre avenir.»

La grosse artillerie

Du spectacle lui-même, Charlebois ne dira pas grand-chose sinon que ce ne sera évidemment pas un show d'intimité comme le récent Avec tambour ni trompette. «Faut sortir la grosse artillerie. Et puis, pour 50 ans de carrière, il faut un show classique, ce n'est pas la place pour les nouvelles chansons. Je ne sais pas comment j'ouvre, ni comment je finis, mais mes meilleurs shows ont toujours été improvisés dans la semaine qui précède. Parfois, je ne sais même pas la veille comment je vais m'habiller.»

Charlebois précise qu'il ne s'agira pas du show de ses 50 ans de carrière, mais d'une belle occasion de lancer les festivités qui auront plutôt lieu en 2013. «C'est en 1963 que j'ai commencé à écrire et à ramasser des chansons. J'ai enregistré mon premier disque en 1964, mais c'est en 1963 que j'avais les deux pieds dedans. En fait, j'ai l'intention de faire comme la reine Élisabeth II: ça va durer quatre ans, mes festivités!», ajoute-t-il en pouffant de rire.

D'ici 2013, Charlebois a le temps de préparer un gros show, une carte blanche qui réunirait sa «vraie famille, autant québécoise que française». Il cite au passage les Julien Clerc et Alain Souchon qu'il tentera sans doute de recruter pour l'émission spéciale que Michel Drucker lui consacrera en septembre prochain.

Mercredi, il pensait surtout aux deux spectacles qu'il allait donner au festival Pully à l'heure du Québec, en Suisse, hier et aujourd'hui, aux FrancoFolies, mais aussi à sa participation à un concert torontois en hommage à Kate McGarrigle avec son fils Rufus Wainwright, où il chantera en français une chanson de la disparue (Silence), à son passage prochain à Saint-Pierre-et-Miquelon et aux spectacles de la Saint-Jean auxquels il doit participer.

Tout cela après un mois de promotion en France pour son album Tout est bien et sa série de spectacles à L'Européen en octobre, et un saut à Cannes pour la première du film Un bonheur n'arrive jamais seul, dans lequel il tient un petit rôle aux côtés de Gad Elmaleh et Sophie Marceau. Charlebois discute d'un autre projet de film en France et il jouera très bientôt son propre rôle dans Gabrielle, un film des producteurs d'Incendies, réalisé par Louise Archambault et auquel participera notamment Mélissa Désormeaux-Poulin.

«Ça fait beaucoup d'action, reconnaît le chanteur. Je devrais être à l'âge de la retraite, mais ce mot-là ne me fait pas rêver.»

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Robert Charlebois, sur la scène de la place des Festivals, le 13 juin à 21h. Son fils Jérôme chantera sur la même scène à 19h.

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