Lanaudière: bon départ

Yannick Nézet-Séguin, au centre, dirigeant l'Orchestre Métropolitain, le... (PHOTO CHRISTINA ALONSO, FOURNIE PAR LE FESTIVAL DE LANAUDIÈRE)

Agrandir

Yannick Nézet-Séguin, au centre, dirigeant l'Orchestre Métropolitain, le Choeur de l'OM et les quatre solistes hier soir à l'ouverture du Festival de Lanaudière.

PHOTO CHRISTINA ALONSO, FOURNIE PAR LE FESTIVAL DE LANAUDIÈRE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Claude Gingras
La Presse

« Une soirée comme l'aurait aimée le père Lindsay », se plaisait-on à répéter hier soir à l'ouverture du 38Festival de Lanaudière. On imaginait facilement, en effet, le regretté religieux, créateur du festival et passionné de musique chorale, écoutant ce programme d'inspiration sacrée dans l'amphithéâtre même qui porte désormais son nom.

Tout à fait dans l'esprit d'un festival, c'est-à-dire de nouveauté, de surprise, qui habitait celui qu'on appelait affectueusement « le père », ce premier programme de l'été groupait deux oeuvres rarement entendues: le triptyque des Fresques de Piero della Francesca de Martinu et la monumentale troisième et dernière Messe de Bruckner. À Montréal, les seules auditions retracées furent celles de l'OSM en 1990 et 1996 respectivement.

Ce départ de saison était confié à Yannick Nézet-Séguin, son orchestre et son choeur. Tous donnèrent leur maximum et obtinrent une réponse en accord de la part des 4000 personnes rassemblées dans la partie couverte et sur la pelouse, c'est-à-dire une écoute étonnamment silencieuse, puis une ovation debout et extrêmement enthousiaste.

Les deux oeuvres ne sont pourtant pas des plus accessibles. Bien que relativement court (20 minutes hier soir, parfois moins au disque), le Martinu appartient au catalogue impressionniste: accent mis sur la couleur, résultat plutôt vide. Il faut cependant souligner la qualité exceptionnelle de l'exécution.

Difficile pour tous, aussi, le Bruckner. D'une structure complexe, il totalise une heure très exactement où le choeur est sollicité presque sans répit. Avec son habituel et total engagement, Nézet-Séguin, lui-même ancien choriste, et qu'on voyait chanter avec ses troupes sur les écrans géants, entraîna choeur et orchestre dans une interprétation pleine à la fois de puissance et de subtilités. Une très légère fatigue affecta les voix aiguës vers la fin. Les quatre solistes firent bien le peu qu'ils ont à faire ici.

Bernard Landry, Hélène David et d'autres personnalités assistaient au concert.

________________________________________

ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN et CHOEUR DE L'OM (dir. Pierre Tourville et François A. Ouimet). Chef d'orchestre: Yannick Nézet-Séguin. Solistes: Karine Boucher, soprano, Stéphanie Pothier, mezzo-soprano, Jean-Michel Richer, ténor, et Cairan Ryan, baryton. Hier soir, Amphithéâtre Fernand-Lindsay, de Joliette. Dans le cadre du 38e Festival de Lanaudière.

Programme: Les Fresques de Piero della Francesca (1956) - Martinu

Messe no 3, en fa mineur, pour quatre voix solistes, choeur mixte et orchestre (1867, rév. 1890) - Bruckner

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Arts

Tous les plus populaires de la section Arts
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer