Gwilym Simcock: sage et accompli

Le pianiste Gwilym Simcock a donné un spectacle au Monument-National,... (photo ANDRé PICHETTE, LA PRESSE)

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Le pianiste Gwilym Simcock a donné un spectacle au Monument-National, hier.

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En solo, Gwilym Simcock se produisait pour la deuxième fois au FIJM; on se souvient d'une prestation réussie à la Cinquième Salle de la Place des Arts en 2013, malgré un retard attribuable à une mauvaise correspondance aéroportuaire. Beaucoup de stress, peu de mal. Hier soir, pas de stress, pas de mal.

Le pianiste refaisait surface à Montréal, premier artiste au programme d'une sélection spéciale du Royaume-Uni présentée au Monument-National. On sait que la direction artistique du FIJM met en lumière la nouvelle scène britannique depuis cinq ans au moins.

Malgré ces louables efforts, le premier programme de la soirée était présenté dans une salle clairsemée. Il se trouvait néanmoins des centaines de personnes pour applaudir Gwilym Simcock.

Diplômé de la Royal Academy of Music, ce pianiste de 36 ans fait partie de cette communauté de plus en plus importante d'interprètes classiques ayant bifurqué côté jazz... sans renier leur formation pour autant.

On comprendra que son attaque, son doigté, ses choix harmoniques et son phrasé soient très liés au corpus classique. On ne s'étonnera pas que, par exemple, ce jazzman s'inspire du Concerto pour piano de Grieg, ou encore qu'il jazzifie ses propres compositions destinées à des ensembles de musique classique ou contemporaine.

Sur le flanc du jazz, Gwilym Simcock aime visiblement Chick Corea. De plus, il a profité des enseignements du regretté pianiste John Taylor qu'on a entendu notamment auprès de feu le trompettiste Kenny Wheeler, avec qui il a aussi joué. Son parcours de sideman l'a aussi mené chez Earthworks, dirigé par le fameux batteur Bill Bruford.

Il nous a d'ailleurs confié hier son intérêt marqué pour le rock progressif de King Crimson, auquel Bruford fut naguère associé... et qui se produisait hier soir. Inutile d'ajouter que le trentenaire allait se pointer au concert, car il n'avait jamais assisté à une prestation de Robert Fripp et sa bande!

On aura conclu que Gwilym Simcock est un pianiste de son temps qui, somme toute, ne bouscule rien. Très bien jouer et composer avec rigueur sans déroger des paramètres admis de nos jours, cela semble lui suffire amplement...




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