Un cadeau signé Colin James

Le bluesman canadien Colin James a puisé dans... (Photo Olivier Jean, La Presse)

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Le bluesman canadien Colin James a puisé dans le répertoire des Van Morrison, Bob Dylan, Muddy Waters, John Hammond Jr. et Bill Withers avec autant de bonheur que quand il a chanté ses propres Why'd You Lie et National Steel.

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Colin James a donné jeudi soir au TNM, en avant-première du 36e Festival de jazz, un spectacle exemplaire débordant de musique qui vous accroche un sourire tout en vous donnant l'impression de passer une soirée entre amis.

On nous avait annoncé un spectacle acoustique, mais Colin James étant Colin James, on ne s'est pas étonné de le voir troquer ses guitares sèches pour ses électriques le temps de quelques boogies et blues bien sentis.

La différence avec un show au Métropolis, c'est que James et ses quatre excellents musiciens sont restés assis toute la soirée, sauf quand James lui-même n'a pu s'empêcher de se lever pendant son solo inspiré vers la fin de l'irrésistible Keep On Loving Me Baby qu'il a empruntée à Otis Rush.

Le bluesman canadien a également puisé dans le répertoire des Van Morrison, Bob Dylan, Muddy Waters, John Hammond Jr. et Bill Withers avec autant de bonheur que quand il a chanté ses propres Why'd You Lie et National Steel. Il a même glissé dans ces presque deux heures de musique vivifiante pas moins de sept chansons de son récent album Hearts On Fire, dont la plupart ne souffraient pas de la comparaison avec les classiques.

Du Clapton dans le nez

En verve, James a raconté comment le ti-cul sûr de lui qu'il était à 21 ans avait refusé d'écouter les chansons de Jerry Lynn Williams que lui proposait le réputé réalisateur Tom Dowd. Plusieurs de ces chansons se sont par la suite retrouvées sur l'album Journeyman d'Eric Clapton et James a fait son mea-culpa en nous livrant une fort belle version de Running On Faith qu'on associe inévitablement à Slowhand depuis.

Colin James a du Clapton dans le nez, a-t-on encore pu constater jeudi soir. Avec le célèbre Anglais, le Canadien partage un goût certain qui s'entend dans le solo lyrique de Freedom et qui se manifeste également dans cette façon qu'il a de bien s'entourer. Je pense au claviériste Jesse O'Brien dont l'orgue venait fréquemment enrichir ses chansons, mais surtout à Chris Caddell, le parfait complice dont on a pu apprécier le talent de guitariste et de chanteur.

Que dire de plus sinon que Colin James et sa belle bande vous attendent samedi soir à 20h au même TNM? Vous ne le regretterez pas.

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