Les Four Tops et les O'Jays: deux villes, deux décennies

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Parmi les immortelles des Four Tops, citons Baby I Need Your Loving, Reach Out I'll Be There, et I Can't Help Myself (Sugar Pie, Honey Bunch).

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Avec les Four Tops et les O'Jays, c'est tout un pan de la musique noire américaine qui revivra ce soir au Festival de jazz.

Les Four Tops et les O'Jays sont les dignes représentants d'une époque au cours de laquelle la musique noire américaine, issue des grandes villes, prenait sa place au sommet des palmarès. Des groupes de chanteurs multipliaient les succès écrits pour eux et les interprétaient à la télévision en y allant d'une petite chorégraphie.

Les Four Tops faisaient partie de l'écurie Motown de leur ville natale, Detroit. Comme les Supremes et les Temptations, leurs chansons rhythm and blues ont fait du label Motown un abonné des sommets des palmarès dans les années 60.

Au début des années 70, un peu plus à l'est, les O'Jays ont pris la relève et ont compté parmi les principaux ambassadeurs du Philadelphia Sound, une musique à la fois funk et jazz, baignant souvent dans les cordes. Ironiquement, c'est le disco, une musique qu'ils avaient contribué à créer, qui a stoppé leur série de succès.

Des machines à tubes

Les Four Tops ont connu leur heure de gloire avec les chansons que leur écrivaient les auteurs-compositeurs et réalisateurs maison de Motown, Brian Holland, Lamont Dozier et Eddie Holland, qui ont également accouché de plusieurs tubes des Supremes. Quand le trio a quitté Motown en 1967, les Four Tops ont vécu de reprises qui n'ont pas provoqué le même engouement.

Les O'Jays, eux, ont confié leur destinée au duo formé par Kenny Gamble et Leon Huff, pionniers du Philadelphia Sound. Après des débuts discrets, c'est sur le nouveau label de Gamble & Huff, Philadelphie International, qu'ils ont connu leur premier succès en 1972 avec la chanson Back Stabbers.

Les O'Jays ont connu eux aussi leur part... (Photo Denise Truscello, fournie par le festival de jazz) - image 2.0

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Les O'Jays ont connu eux aussi leur part de succès, mais on se souvient surtout du mégatube Love Train.

Photo Denise Truscello, fournie par le festival de jazz

La grande faucheuse

Les quatre membres d'origine des Four Tops ont fait carrière ensemble pendant plus de 40 ans, jusqu'à ce que la maladie et la mort les frappent. Le baryton et chanteur principal Leon Stubbs a tiré sa révérence en 2000 à la suite d'un accident vasculaire cérébral, et le cancer l'a fauché en 2008, trois ans après Renaldo Benson. Lawrence Payton avait déjà passé l'arme à gauche en 1997, mais son fils Lawrence «Roquel» Payton Jr. a remplacé Benson en 2005. À 81 ans, Abdul Fakir est le seul membre d'origine du groupe.

Les O'Jays n'ont pas connu pareille longévité. N'empêche, après la mort de William Powell en 1977, Eddie Levert et Walter Williams ont porté le flambeau. C'est Eric Grant, recruté en 1997, qui complète encore le trio.

Les immortelles

Il y a longtemps que les Four Tops et les O'Jays n'ont pas imposé une nouvelle chanson marquante. Pourtant, bon an, mal an, il y a toujours un public désireux de réentendre en spectacle leurs chansons qui ont souvent bien vieilli.

Parmi les immortelles des Four Tops, citons Baby I Need Your LovingReach Out I'll Be ThereI Can't Help Myself (Sugar Pie, Honey Bunch)It's the Same Old SongStanding in The Shadows of Love et Bernadette.

Les O'Jays ont connu eux aussi leur part de succès, mais on se souvient surtout du mégatube Love Train et de For the Love of Money, une critique sociale à l'époque qui, très ironiquement, deviendra la chanson thème de l'émission The Apprentice d'un certain Donald Trump dans les années 2000.

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À Wilfrid-Pelletier, ce soir, à 19 h 30.




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