Les hauts et les bas de Brian Wilson

Brian Wilson interprétera les classiques de son album... (Photo Casey Curry, Archives Associated Press)

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Brian Wilson interprétera les classiques de son album Pet Sounds, ce soir, à la salle Wilfrid-Pelletier.

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Difficile à croire, mais Pet Sounds, le mythique album de Brian Wilson, a 50 ans. Pour l'occasion, la légende se produit à la salle Wilfrid-Pelletier avec ses anciens partenaires des Beach Boys Al Jardine et Blondie Chaplin, et huit autres musiciens. Brian Wilson incarne le triomphe de la vie sur la folie. Résumé des hauts et des bas de sa mythique carrière.

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Les Beach Boys dans les années 60

Photo tirée de Wikipedia

Formation des Beach Boys

Dans les années 60, un groupe appelé The Beach Boys connaît un succès monstre avec un son surf rock et des harmonies vocales uniques qui lui permettent de rivaliser avec les Beatles et les Rolling Stones. Le groupe réunit les frères Brian, Carl et Dennis Wilson, leur cousin Mike Love et un ami, Al Jardine. Brian Wilson est l'auteur-compositeur principal du groupe.

Pet Sounds en 1966

Considéré comme le premier album concept de l'histoire du rock, Pet Sounds, 11opus (!) des Beach Boys, sort en mai 1966 chez Capitol Records. Le chef-d'oeuvre repose essentiellement sur le génie solo de Brian Wilson, âgé de seulement 23 ans. À l'époque, il ne tourne plus avec son groupe depuis une crise de panique survenue dans un avion en 1964. Reclus, il continue toutefois d'écrire, d'enregistrer et de réaliser les chansons des Beach Boys. « Pet Sounds est différent. Je le ressens personnellement », déclare-t-il.

Une grande influence sur les Beatles

Même le rival de Brian Wilson de l'époque, Paul McCartney, affirme que Pet Sounds est son album préféré. À l'inverse, Wilson dit s'être inspiré de l'album Rubber Soul des Beatles. La concurrence entre les deux groupes a manifestement eu de grands bénéfices artistiques. La preuve: Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band n'aurait pas existé sans Pet Sounds, dixit feu George Martin.

Smile, l'album perdu

Après Pet Sounds, Brian Wilson souhaite en faire une suite encore plus ambitieuse. Or, sa santé mentale se détériore et Capitol Records veut des hymnes bonbon à la Good Vibrations plutôt que des compositions complexes. Le journaliste du NME Nick Kent rend visite à Wilson pour une entrevue. Dans son livre The Dark Stuff: Selected Writings on Rock Music, paru en 2002, il décrit un homme dépressif en robe de chambre qui entend des voix. Brian Wilson a broyé du noir. Il a flirté avec la folie et la paranoïa. Entre deux psychoses, il a jeté l'album Smile aux poubelles.

La descente aux enfers

De 1967 à 1973, Brian Wilson souffre de dépendance aux drogues dures. Il passe du temps dans un hôpital psychiatrique. On fait pression sur lui pour qu'il écrive pour les Beach Boys, alors que le groupe continue de sortir des albums et de se produire sur scène sans lui. Mais en 1973, rien ne va plus dans la tête de Brian Wilson: il survit à une surdose et il reçoit un diagnostic de schizophrénie. Sa descente aux enfers et sa relation tordue avec son médecin, le Dr Eugene Landy, est décrite dans le film récent Love & Mercy. En 1988, il sort tout de même son premier album solo.

La résurrection

En 2004, Brian Wilson sort une version achevée de Smile. En 2005, il offre le tout avec une présence timide mais attachante sur la scène de la salle Wilfrid-Pelletier. «Un extraordinaire moment de grâce», écrit le journaliste de La Presse Mario Roy. En 2011, l'oeuvre qualifiée de «symphonie pop» ressort dans un coffret reconstitué à partir d'extraits d'enregistrements originaux de 1967. C'est le triomphe de la musique et de la vie après des années d'enfer...

Marquer l'histoire du rock

Brian Wilson a miraculeusement fini par trouver la lumière au bout du tunnel. L'homme de 74 ans a marqué l'histoire du rock. Si Brian Wilson a écrit des hymnes pop comme Surfin' U.S.A., il interprétera ce soir des classiques de l'album Pet Sounds comme Wouldn't it Be Nice, Sloop John B et God Only Knows.

À la salle Wilfrid-Pelletier ce soir, 19h30

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