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Paul Bley en 1984.... (PHOTO RÉAL SAINT-JEAN, ARCHIVES LA PRESSE)

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Paul Bley en 1984.

PHOTO RÉAL SAINT-JEAN, ARCHIVES LA PRESSE

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Nos articles sur le Festival de jazz de Montréal. »

D'origine montréalaise, le pianiste de réputation internationale Paul Bley est mort en janvier dernier. Parmi les pionniers  du free jazz, il a marqué beaucoup de musiciens par son style à la fois sauvage, élégant, circonspect, hautement imaginatif. Un concert a été mis sur pied pour lui rendre hommage autour des pianistes montréalais Marianne Trudel, François Bourassa et Jean Beaudet... qui nous parlent du disparu.

Marianne Trudel

«J'ai entendu Paul Bley pour la première fois alors que j'étudiais à l'Université McGill, et ce fut pour moi une bouffée d'air frais. [...] Honnêtement, je ne suis pas une fan finie de Paul Bley le pianiste, mais j'admire son approche, sa démarche de chercheur, d'explorateur, son envergure intellectuelle, sa très forte personnalité. Ça n'a jamais stagné chez Paul Bley, qui a joué avec tant de piliers du jazz. J'aime aussi qu'il ait fait preuve d'un lyrisme extraordinaire malgré ses choix free. En fait, tu sens son influence auprès de la majorité des pianistes de jazz aujourd'hui. Même si on n'a jamais entendu Paul Bley, on peut le découvrir à travers les autres.»

François Bourassa

«Dans sa musique, on perçoit la tradition qui l'a précédé, mais cette tradition était exprimée très librement. Bley était un improvisateur extrêmement créatif. Il avait aussi une sonorité assez puissante, son attaque et son usage des pédales du piano ajoutaient à sa vaste palette sonore. Par rapport aux pianistes de sa génération, il n'avait pas une énorme technique. Il s'imposait plutôt par sa vision. Après tout, c'est lui qui a recruté Ornette Coleman, Charlie Haden, Don Cherry, Billy Higgins. D'après moi, ses enregistrements avec Pete La Roca et Steve Swallow annonçaient la venue de Keith Jarrett.»

Jean Beaudet

«Les premières fois que j'ai entendu Paul Bley, c'était lorsqu'il jouait avec Ornette Coleman, une grande influence pour moi. [...] À la fin des années 50, des musiciens comme Bley et Coleman avaient fait le choix de musiques inspirées des traditions musicales non harmoniques - arabe, indienne, etc. Paul Bley et Carla Bley, sa femme à l'époque, étaient dans cette mouvance moins branchée sur l'harmonie européenne, en quête de nouvelles sonorités. Dans un jeu plus elliptique comme le leur, une seule note pouvait avoir une signification aussi forte qu'un accord entier. Paul Bley en a fait l'éloquente démonstration pendant toute sa carrière.»

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Au Gesù ce soir, 22 h 30. Pour cet hommage à Paul Bley, Marianne Trudel et François Bourassa partagent la moitié du concert; le trio de Jean Beaudet assure l'autre, avec le batteur Michel Ratté et le contrebassiste Daniel Lessard.

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