Baz, For the Record: après Tarantino, Baz Luhrmann

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Après Tarantino in Concert l'an dernier, For the Record remet cela avec un spectacle «rideau rouge», Baz Luhrmann in Concert au TNM.

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Daniel Lemay
La Presse

Des histoires d'amour maudites par le sort, qui s'entrelacent au fil de classiques de la musique pop d'une autre décennie ou d'un autre siècle, le tout interprété par de jeunes loups qui ne connaissent qu'une vitesse: à fond la caisse. Avec Baz, For the Record passe la semaine au TNM.

For the Record s'était fait beaucoup de fans, au Festival de jazz de 2014, avec Tarantino in Concert, un spectacle qui reprenait les chansons des films de Quentin Tarantino en les intégrant à une trame dramatique construite avec les «scènes-culte» de Pulp Fiction, Reservoir Dogs, Django Unchained et autres succès du célèbre réalisateur américain.

Revoilà la troupe de Los Angeles avec le même concept, mais intégré plus avant et exploité cette fois avec la musique de la Red Curtain Trilogy (Trilogie du Rideau rouge) de l'Australien Baz Luhrmann: Strictly Ballroom, Romeo + Juliet et Moulin Rouge. Si Tarantino a été présenté dans l'intimité relative de la Cinquième Salle de la PdA, Baz est présenté huit fois au TNM (750 sièges).

«Au début, on chantait des tounes de films devant 60 personnes», nous dira en entrevue le producteur Shane Scheele, venu à Montréal en mai avec le metteur en scène Anderson Davis pour voir quels ajustements scéniques devaient être apportés à Baz, à l'origine un spectacle de cabaret comme les autres productions de For the Record qui débutent toutes au Rockwell de Los Feliz, à Los Angeles.

«Nos artistes sont habitués à jouer dans toutes sortes de positions de scène: dans des escaliers, montés sur le bar, n'importe où!»

Pour le producteur, Montréal représente «un autre monde, à une heure de la frontière».

Baz aussi est un autre monde, de par la façon qu'a Luhrmann de défier le temps en accolant des chansons «modernes» à des histoires qui se sont passées des décennies auparavant. Toulouse-Lautrec, par exemple, qui en bave devant Lady Marmelade, un des beaux moments de Moulin Rouge (2001) dont l'action se déroule à la fin du XIXe siècle. Voulez-vous coucher avec moi, ce soir? Le propos n'a pas d'âge, mais la chanson a été popularisée par le trio Labelle en 1975, alors que Nanette Workman en a fait un hit ici avec la version française.

Autre «succès québécois» inclus dans BazLove is in the Air, qui a fait de Martin Stevens une star du disco en 1977; Luhrmann avait remixé le tube de John Paul Young pour l'inclure dans Strictly Ballroom, son premier film (1992).

Artistes multidisciplinaires

Le talent des artistes de Baz, bien sûr, doit être à l'avenant; ils doivent pouvoir chanter et danser, en plus d'être des comédiens accomplis. «Les jeunes gens que l'on choisit, explique Anderson Davis, sont souvent des "exilés" de New York, des artistes de Broadway qui s'ennuient de la scène où ils ont appris à tout faire. Reste qu'il est plus difficile de former un comédien qu'un chanteur: la voix n'est qu'un muscle, mais il faut que ce muscle fonctionne bien pour jouer dans une production comme Baz où il faut rouler la pédale au fond pendant deux heures.»

Deux ou trois artistes sont choisis pour chacun des rôles. Outre le fait qu'un show peut être présenté à deux endroits en même temps - Baz a débuté vendredi à Las Vegas dans une production du «Cirque du Soleil Theatrical» - , la rotation est intense, car les jeunes acteurs quittent souvent la scène pour des rôles au cinéma.

La fille de Bruce Willis ne sera pas de la tournée

Ou dans d'autres productions. Rumer Willis, qui avait fait bonne impression l'an passé dans Tarantino, n'est pas à Montréal avec Baz, car elle a choisi de faire la tournée de Dancing With the Stars dont elle a gagné le concours 2015 avec son partenaire Val Chmerkovskiy. La fille de Demi Moore et Bruce Willis a dû annuler sa participation à cette tournée à la suite, lisait-on vendredi, d'une fracture à un pied subie dans un accident d'auto.

Une dizaine de chanteurs participent à Baz, en plus en plus d'un orchestre de six musiciens qui, on l'a vu dans Tarantino, gagnent chaque dollar de leur cachet (voir fortherecordlive.com).

Cette «expérience théâtrale immersive» inclut aussi quelques chansons de The Great Gatsby, le dernier film de Baz Luhrmann (2013) qui a lui-même réalisé la pièce maîtresse, Young and Beautiful, interprétée par Lana Del Rey. Tirées du même film dont l'action se passe dans le New York des «années folles», on entendra Crazy in Love de Beyoncé et Back to Black, la chanson-titre du deuxième CD de la regrettée Amy Winehouse, que la même Beyoncé interprète avec André 3000.

De Nature Boy à Your Song, de David Bowie à Florence & the Machine, Baz ratisse large au nom de l'amour maudit...

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