Festival de jazz: dix jours dans la rue

«Les Barr Brothers vont enfin participer à Montréal... (PHOTO OLIVIER JEAN, ARCHIVES LA PRESSE)

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«Les Barr Brothers vont enfin participer à Montréal à un événement au niveau de leur talent», a lancé hier le programmateur en chef Laurent Saulnier en évoquant le «vrai événement spécial» du mardi, LE grand soir historique du FIJM.

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Nos articles sur le Festival de jazz de Montréal. »

Daniel Lemay
La Presse

Nouveau club dans un nouveau lieu, nouveau concours pour les guitaristes de la relève, nouvelle bouffe: le Festival international de jazz de Montréal a dévoilé hier à L'Astral le site et l'offre musicale de sa 36e programmation extérieure gratuite. Aperçu de cette grille où s'entassent les 10 jours les plus musicaux de la planète Musique.

TROIS «ÉVÉNEMENTS»

«Les Barr Brothers vont enfin participer à Montréal à un événement au niveau de leur talent», a lancé hier le programmateur en chef Laurent Saulnier en évoquant le «vrai événement spécial» du mardi, LE grand soir historique du FIJM. Le groupe folk américain Beirut ouvrira la scène TD le vendredi 26 juin, tandis que les circonstances ont amené la mise sur pied d'un troisième «événement», cet hommage à B.B. King, mort il y a deux semaines. «B. B. King était le porte-étendard du blues moderne», nous a dit Jordan Officer, l'un des musiciens locaux qui, autour de Guy Bélanger et Jean Fernand Girard, occuperont la Scène TD «Blues» à 21 h et 23 h le dernier soir du Festival. «J. O.» va jouer Three O'Clock Blues...

EN GARE: WEST TRAINZ

Oubliez la fanfare de La Nouvelle-Orléans avec les colliers... Avec West Trainz, le bassiste Erik West Millette met le «spectacle déambulatoire» sur des chemins (de fer) tout à fait nouveaux. Des musiques inspirées de l'univers ferroviaire, de l'Orient Express au London Eurostar, jouées par six musiciens dont Charles Imbeau, un trompettiste fou applaudi à tout rompre hier à L'Astral, où le West Trainz s'est produit en trio. Ajoutez des instruments «inventés» par d'autres collaborateurs (et soudeurs) sautés et un matériel roulant inédit, et voilà la famille entière au départ d'un voyage au train d'enfer. Un spectacle complet en soi, tous les jours à 17 h.

ENFIN UN «JAZZ CLUB»

Après bien des tâtonnements, le Festival ouvre son «jazz club» extérieur et, ce faisant, agrandit son site vers le sud. Le Club jazz Casino de Montréal sera situé à la place SNC-Lavalin, à l'intersection de la rue De Bleury et du boulevard René-Lévesque, juste à côté du Gesù. Avec ses crab cakes, ses huîtres et sa jambalaya prêts à servir, le Club ouvrira pour l'Apéro (17 h) avec les participants du Concours de jazz TD et d'autres concerts dont celui de la pianiste et chanteuse Ariel Pocock, qui vient de lancer un intéressant CD sur l'étiquette montréalaise Justin Time. Autres séries à 19 h qu'ouvrira le duo français de Airelle Besson et Nelson Veras, et à 23 h, alors que des groupes comme The Brooks et The Souljazz Orchestra se produiront deux soirs de suite.

L'OREILLE LOCALE

Hasard, convergence ou signe des temps? On n'a pas vraiment tenu le compte, mais il semble que les musiciens montréalais (et québécois) n'ont jamais été si nombreux sur les scènes extérieures du Festival. Outre les réguliers de la scène blues - Bob Walsh, Paul Deslauriers, Dawn Tyler Watson, Jim Zeller qui en sera à sa 31e présence - , le FIJM a mis une majorité de Montréalais sur la grande Scène TD: la place des Festivals verra ainsi défiler le quatuor The Franklin Electric, Florence K, Adam Cohen et, pour la première fois au Festival, l'Orchestre national de jazz de Montréal dirigé par Christine Jensen qui recevra sa soeur trompettiste, Ingrid, et la chanteuse Karen Young. Top jazz...

INTERNATIONAL

On ne les connaît pas et c'est là le charme. Ils viennent de partout, avec leurs traditions, leurs influences et leurs histoires: les musiciens du monde sont, doivent être, au grand rendez-vous montréalais. L'Israélien Oran Etkin et le Norvégien Sondre Lerche (quatre représentations au Lounge Heineken); dans l'approche jazz «torréfié»:  Freshly Ground d'Afrique du Sud et Las Cafeteras (Les Cafetières!) de Mexico; le Moutin Factory Quintet de France (les jumeaux Moutin + 3) et Jungle By Nite, des Néerlandais qui font dans l'afrobeat; Novalima du Pérou et Ginkgoa, qui n'est pas un aphrodisiaque indien, mais plutôt un duo franco-américain. Ici, The Wanton Bishops du Liban; là, Emmanuel Jal, l'ex-enfant soldat du Soudan qui a choisi le hip-hop pour ne pas oublier... Qui nous prendra aux tripes pour revenir un jour à L'Astral ou au Métropolis?

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