Festival Actoral: fusions à profusion

Io sono Rocco, de Salvatore Calcagno... (Photo Els de Nil, fournie par l'Usine C)

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Io sono Rocco, de Salvatore Calcagno

Photo Els de Nil, fournie par l'Usine C

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Mario Cloutier

Les disciplines artistiques sont solubles dans le grand tout des arts vivants. Fondé à Marseille, le festival Actoral est ce laboratoire où se rencontrent littérature, danse, théâtre, arts visuels et musique. Profusion de fusions en vue, telle la performance Doux de l'artiste visuelle Julie Favreau avec la danseuse Anne Thériault ce soir à la Fonderie Darling. Une programmation de formes courtes décloisonnées, surprenantes, que nous font découvrir le fondateur du festival, Hubert Colas, et la directrice artistique de l'Usine C, Danièle de Fontenay.

Io Sono Rocco: Salvatore Calcagno (théâtre)

On a pu voir le travail étonnant de Salvatore Calcagno à La Chapelle (La vecchia vacca) en 2015. «Actoral, ce sont des créateurs de leur époque, d'ici et de chez nous en Europe, dit le fondateur du festival, Hubert Colas. Leur écoute du monde est importante et leur travail contient une source biographique dans plusieurs cas, un impact du passé qui a une résonance dans le présent. C'est le cas de Salvatore Calcagno qui travaille sur la mémoire. Il le fait très bien, avec humour.»

À l'Usine C vendredi et samedi.

Chut: Fanny de Chaillé (danse)

«C'est une écriture à la fois chorégraphique et théâtrale avec une métaphore sur les chutes, explique Hubert Colas. Fanny de Chaillé a un parcours atypique. Elle s'intéresse beaucoup à la littérature, mais elle travaille cette fois avec la plasticienne Nadia Lauro. Celle-ci a fabriqué un tapis en 3D ! Les artistes d'Actoral sont tous transversaux. Il n'y a plus de frontière entre les formes d'art.» 

À l'Usine C vendredi et samedi.

Petit guide pour disparaître doucement: Félix-Antoine Boutin (théâtre)

Un texte poétique sur le «je» et le «nous». «[Félix-Antoine Boutin] est très jeune, mais je sens qu'il a cette nécessité de l'avenir, note Hubert Colas. Il écrit sur les dépôts du monde. Les codifications du sens depuis 30 ans sont normées. Félix-Antoine travaille en dehors de ces codes. Il restitue une émotion sur laquelle il est impossible de mettre des mots dans un premier temps. Les artistes d'aujourd'hui sont plus proches des arts visuels.»

À l'Usine C les 1er et 2 novembre.

Dissidences: Alexandra Badea et Marie Brassard (théâtre)

Marie Brassard a mis en scène un texte de la Française Alexandra Badea, Dissidences, mettant en vedette des finissants d'une école de théâtre. «Elle a réussi un travail formidable, estime la directrice de l'Usine C. On crée ainsi des liens entre les étudiants d'ici et de là-bas. On veut que notre collaboration Montréal-Marseille serve de tremplin pour les jeunes.»

À l'Usine C les 4 et 5 novembre.

Bambi et Co.: Olivia Rosenthal et Antoine Oppenheim (lecture musicale)

«Elle nous parle des films qu'on a tous vus comme Bambi, dit Danièle de Fontenay. C'est vrai, la mort de la mère nous attriste, mais comme Olivia le dit: "La mère pour Walt Disney, c'est aléatoire." La mort dure une minute, puis le père apparaît et tout va bien, alors qu'on ne l'avait pas vu depuis le début du film. C'est très ludique, brillant, pendant qu'un musicien joue les musiques de film.» 

À l'Usine C le 5 novembre.

La Jamésie: Geneviève & Matthieu (Performance)

En voilà deux qu'on aurait pu retrouver dans la programmation de la Biennale de Montréal. «On les adore», dit Hubert Colas. «Ils ont ouvert un centre de création à Rouyn où ils font une biennale des arts, ajoute Danièle de Fontenay. Ils sont fous braque, mais ils sont vraiment bons. Hubert les a présentés l'année dernière à Marseille. Un tabac! Ils vont tourner en Europe.»

À l'Usine C le 5 novembre.

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