Kendrick Lamar et Lorde, vent de nouveautés à Coachella

Kendrick Lamar... (Photo Valerie Macon, Agence France-Presse)

Agrandir

Kendrick Lamar

Photo Valerie Macon, Agence France-Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Shaun Tandon
Agence France-Presse
Indio

Le rappeur américain Kendrick Lamar a dévoilé sa passion pour le kung-fu... et les nouveaux titres de son album Damn. joués pour la première fois devant un public conquis au festival californien de Coachella.

La jeune sensation néo-zélandaise Lorde a également présenté de nouvelles chansons en clôture du premier week-end de cet influent festival, qui attire plus de 120 000 visiteurs par jour dans le désert californien.

Chacun couronné d'un immense succès avec leur précédent album, les deux artistes ont joué à la suite les sets de clôture dimanche soir.

Voix emblématique du mouvement «Black Lives Matter», qui dénonce les brutalités policières contre les Noirs aux États-Unis, Kendrick Lamar s'est tourné un moment vers un univers plus léger, invitant le public à découvrir «la légende de Kung Fu Kenny».

Le personnage apparaît en filigrane dans les paroles de son dernier album, Damn., sorti vendredi. Et le public de Coachella a pu en découvrir davantage dans une vidéo montrant le rappeur en superhéros descendu des montagnes.

Violences policières

S'inscrivant dans une lignée d'artistes noirs passionnés d'arts martiaux et d'imagerie asiatique, Kendrick Lamar a dansé face à un ninja brandissant un sabre avant que les caractères chinois signifiant «La Fin» n'apparaissent sur les grands écrans encadrant la scène.

Le rappeur n'a pas pour autant abandonné la politique. Son concert, comme son dernier album, s'est ouvert sur un extrait de la chaîne américaine Fox News, prisée des conservateurs, critiquant son titre Alright, devenu hymne de la lutte contre les violences policières. Il figure sur son précédent album studio, To Pimp a Butterfly (2015), immense succès critique et public.

Sur son nouveau titre XXX., Kendrick Lamar déplore que de nombreux Noirs américains meurent emportés par les violences dans les quartiers difficiles. Un morceau marqué par les guitares des rockeurs de U2 qu'il a joué pour la première fois en public à Coachella.

C'est sur le rythme plus apaisé de sa nouvelle balade, Love. que le rappeur a clos son set.

Après plus de deux ans d'absence, à l'exception d'un concert intimiste près de Coachella, Lorde a fait à 20 ans son retour sur scène en grand, avec un concert théâtral en forme de clin d'oeil aux nuits d'excès.

Entrée sur scène au son de Running up that hill de la quinquagénaire Kate Bush, Lorde s'est figée quelques instants, regard fixé sur l'horizon, avant de se lâcher dans une danse endiablée.

La chanteuse était encore adolescente lorsqu'elle a explosé sur la scène mondiale avec son titre Royals, qu'elle a joué dimanche.

Mais Lorde a aussi donné un avant-goût de son prochain album, Melodrama, qui doit sortir en juin, avec la chanson Homemade Dynamite, à la production plus minimaliste que le premier single Green Light, résolument dance.

Invités-surprises

Le prochain album «parle des hauts et des bas de quand on a la vingtaine, et plus particulièrement les hauts et bas en soirée», a lancé Lorde à la foule.

Plus inattendu, le compositeur allemand de bandes originales Hans Zimmer a lui joué au piano, à l'air libre, certains de ses morceaux écrits pour les films Pirates des Caraïbes ou Le Roi Lion. Quand il s'est ensuite lancé dans Freedom, le tube de Pharrell Williams, la star américaine est tout à coup apparue à ses côtés.

Avec des centaines de milliers de spectateurs attendus sur deux week-ends consécutifs, Coachella s'est hissé au firmament des festivals les plus influents pour sa programmation à la fois pointue et grand public, ses apparitions d'invités-surprises reprises à l'infini sur les réseaux sociaux et les tenues ultra-tendance de ses festivaliers.

Plusieurs cafouillages avaient pourtant assombri le coup d'envoi. La sono a déraillé pour le concert d'ouverture de Radiohead, vendredi. Mais les stars britanniques du rock ont tenu bon, parvenant à terminer le concert après des débuts difficiles. Quant au groupe de rap français PNL, il a dû annuler sa participation au dernier moment, un de ses deux membres n'ayant pas obtenu son visa pour entrer aux États-Unis.




publicité

publicité

Les plus populaires : Arts

Tous les plus populaires de la section Arts
sur Lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer