Jean-François Rivard au pays des géants

Jean-François Rivard... (Photo: François Roy, La Presse)

Agrandir

Jean-François Rivard

Photo: François Roy, La Presse

Partager

Pendant ses temps libres, Jean-François Rivard, réalisateur télé et scénariste notamment de la série-culte Les Invincibles, se transforme en photographe et metteur en scène de figurines de héros en plastique, transposées dans notre monde. De quoi lancer un vibrant «Vers l'infini et plus... près encore»!

On l'avait deviné, Rivard aime passionnément les superhéros de films, de télé et autres: «Je dirais même que le personnage de la princesse Leia a influencé mes choix de blondes!», lance-t-il le plus sérieusement du monde.

Mais quand il fait de petites mises en scène avec des figurines pour les prendre en photo dans des poses très «humaines», ça n'est plus sérieux du tout: «C'est un hobby créatif, avec un petit côté Frankenstein, où je peux donner la vie à mes créatures de plastique et les intégrer dans nos vies. Mais bon, on s'entend, mes petits bonhommes sont exposés dans ma bibliothèque, je ne joue pas avec et je ne prends pas non plus mon bain avec eux!» Sauf s'il les transforme en modèles pour ces photos...

Rivard avait 5 ans au moment de la sortie du premier film Star Wars et son intérêt pour les «petits bonhommes» a vu le jour en même temps («j'attendais le catalogue Sears de Noël et j'entourais tous ceux que je voulais!»). À 12 ans, il décide de devenir un adolescent «cool et non geek» et vend presque toute sa collection au marché aux puces. Traumatisme...

Pendant ses temps libres, Jean-François... (Photo: François Roy, La Presse) - image 3.0

Agrandir

Photo: François Roy, La Presse

Il commence donc une nouvelle collection, inspirée notamment par l'oeuvre du dessinateur de Todd McFarlane: «On a été nombreux à être séduits par ses dessins excessifs, où les superhéros étaient encore plus grands que nature, et par son personnage de Spawn! Et comme il trouvait que les figurines étaient trop souvent réduites à de vulgaires bouts de plastique, McFarlane s'est mis à en créer de très détaillées, de véritables sculptures.»

En parallèle, Rivard découvre la poupée Blythe, «assez épeurante» avec sa tête surdimensionnée. Lancée en 1972 sans succès, Blythe devient objet de culte en 1999 quand la photographe Gina Garan l'utilise comme sujet d'une exposition et d'un livre.

À New York, dans une boutique spécialisée en figurines japonaises, Rivard s'achète donc une Neo Blythe. Il décide lui aussi de la photographier, puis d'étendre le concept aux autres figurines de sa collection: il les «dirige» dans des décors naturels et diffuse ses «portraits» de superhéros «humains» avec Instagram. Celui de Darth Vader, songeur sur une plage d'Ogunquit, fait un petit malheur... Le reste, ce sont de nombreuses photos, et un réalisateur qui, heureux de son hobby, travaille à une nouvelle série télé avec François Létourneau (Saison II, prévue pour 2013-2014).

____________________________________________________________________________

Pour voir les photos de Jean-François Rivard, cliquez m.eyeem.com/u/sassastark

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Arts

Tous les plus populaires de la section Arts
sur Lapresse.ca
»

publicité

la boite:1600147:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer