L'histoire d'une chanson: Crystel

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Le Gala de l'ADISQ 2016 »

Tous les auteurs-compositeurs vous le diront, rien ne les passionne autant que de parler de l'acte d'écrire une chanson. Voici la petite histoire des chansons finalistes au gala de l'ADISQ, racontée par ceux qui les ont créées.

Paroles et musique: Philippe Brach

Interprétation: Philippe Brach

Tirée de l'album: Portraits de famine

L'inspiration

«Par où je commence? lance Philippe Brach. Je vais essayer de me censurer comme du monde...»

«En fait, j'avais un coloc. Il avait une amie qui s'appelait Crystel. Les deux, on buzzait bien sur elle. Bref, la chanson raconte un triangle amoureux qui a pseudo mal viré.»

Le texte a «dormi» pendant deux ans avant que Philippe Brach le ressorte pour en faire une chanson. «Je m'étais complètement détaché de la toune», raconte-t-il.

Tellement que, la veille de la sortie de l'extrait, Brach a cru bon d'avertir la Crystel en question, qui lui avait justement écrit un courriel. «Elle avait entendu parler de la chanson sur elle... Ostie que je me sentais cheap

Crystel a finalement donné son aval à cette chanson racontant une histoire d'amour qui n'est jamais survenue. «L'amour qui fait le plus mal, c'est celui qui n'est pas consumé», dit Philippe Brach.

L'épiphanie

La musique est née deux ans après le texte. Mais quand Crystel est-elle devenue le premier extrait officiel du deuxième album de Philippe Brach, Portraits de famine, réalisé par Louis-Jean Cormier? L'auteur-compositeur-interprète craignait de devoir dire à son label, Spectra, qu'il n'avait rien prévu en matière de singles au potentiel commercial. «La toune est bien tombée, car elle avait un hook, même si elle n'a pas été composée dans le but de...»

Crystel a connu un beau succès radiophonique. Forcément, puisque les pièces finalistes pour le prix de la chanson de l'année au Gala de l'ADISQ proviennent d'une compilation conçue à partir des top 25 des radios commerciales, correspondantes et de Radio-Canada, ainsi que des palmarès des ventes de chansons SoundScan.

Le clip

Le vidéoclip de Crystel a pour sa part suscité de la controverse pour son contenu soi-disant violent et explicite. Dans ce clip aux nombreuses références cinématographiques - notamment le film Rear Window d'Alfred Hitchcock -, Philippe Brach se glisse dans la peau d'un voyeur en fauteuil roulant. Avec ses jumelles, il regarde des prostituées meurtrières.

Qu'en pense Philippe Brach? Si Quentin Tarantino peut se permettre cela, il le peut lui aussi. «C'est esthétique et non gratuit», dit-il.

L'impact

En spectacle, Phlippe Brach utilise la chanson Crystel «comme un levier dans une passe relax de son spectacle».

Avec les accords saccadés de l'introduction, les gens la reconnaissent tout de suite. «Cela change le buzz et on s'en va vers la portion finale du show qui groove le plus.»

Philippe Brach se réjouit de constater que Crystel n'est pas devenue un cadeau empoisonné. Que ce soit lors d'un spectacle spécial ou d'une émission de télé, ses autres extraits sont aussi en demande. «Je ne me suis pas écoeuré de la jouer.»

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