Antoine Chance, la nouvelle sensation de la pop belge

Antoine Chance... (Photo fournie par DEP/Universal Music France)

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Antoine Chance

Photo fournie par DEP/Universal Music France

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Érika Peter
La Presse

Qu'ont en commun les Belges Stromae et Antoine Chance, que tout semble opposer a priori ? En mars dernier, Antoine Chance a remporté le prix de l'artiste de l'année aux Octaves de la musique, en Belgique, succédant ainsi à Stromae.

Depuis, l'artiste suscite la curiosité autant en Europe qu'à Montréal, où il sera en concert les 12 et 13 juin.

« Je suis hyper content de venir, dit-il d'emblée. J'ai toujours eu une attirance pour votre pays et je suis ravi de voyager pour la musique. »

CHANCE

Pour l'artiste de 32 ans, le chemin vers les tournées internationales a été un long fleuve tranquille. Fils du célèbre dessinateur de bande dessinée et chroniqueur belge Philippe Geluck, Antoine Chance a commencé à jouer du piano à 6 ans, en plus de développer un amour pour le chant qui ne l'a jamais quitté.

Après des études en Angleterre, où il s'est découvert une passion pour la pop anglophone, il est retourné en Belgique et a intégré une école de jazz. Ces expériences lui ont donné le goût d'écrire ses propres chansons et c'est ainsi qu'il a fondé Coco Royal avec des amis musiciens. Il a foulé les scènes en France et en Belgique, avant de se lancer dans une carrière solo en changeant son nom : il a traduit Geluck qui veut dire « chance » en flamand.

« Pour mon premier album, j'avais envie de me mettre en danger, de pousser mes limites. » - Antoine Chance

La grande maison de disques française Mercury allait lui donner le coup de pouce dont il avait besoin pour se jeter à l'eau, mais surtout pour donner du sens au matériel qu'il avait accumulé jusque-là.

L'artiste a ainsi conçu l'album Fou avec Renaud Letang, un réalisateur « qui a une notion du "hit", qui prend des risques et fait des productions élégantes », dit-il.

Antoine Chance l'admet : il n'a pas trop d'états d'âme par rapport à la radio. Pour lui, ce qui compte, c'est d'avoir les meilleures mélodies et d'être original. « Je suis fan d'artistes comme [le Montréalais] Patrick Watson, qui offre de belles compositions, mais dont les chansons ne passaient pas du tout à la radio à une certaine époque », poursuit-il.

L'EFFET STROMAE

Les efforts d'Antoine Chance ont porté leurs fruits. « Je suis lent et indécis, confesse-t-il. J'aurais pu sortir trois albums avec des concepts différents, mais j'avais envie de soigner ce premier opus et de faire quelque chose qui me colle à la peau. » 

Le résultat ? Le prix de l'artiste de l'année aux Octaves de la musique. « Je suis très flatté d'avoir reçu ce prix. Je n'y crois presque pas. »

C'est donc avec Fou, cet album pop et thérapeutique qui séduit les Belges et les Français, qu'Antoine Chance espère conquérir les Québécois.

Sur la scène extérieure SiriusXM le 12 juin, 19 h, et à L'Astral avec Monogrenade et Baden Baden le 13 juin, 20 h.

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