The Budos Band: heavythiopiques

The Budos Band... (Photo fournie par Pop Montréal)

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The Budos Band

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Philippe Renaud, collaboration spéciale
La Presse

Issu de la scène afrobeat new-yorkaise, né de la fesse gauche du réputé Antibalas Afrobeat Orchestra qui l'a inspiré, l'orchestre The Budos Band s'amène en ville pour gonfler à bloc les amateurs de grooves exotiques.

Dix amoureux de funk nigérian et de funk-jazz éthiopien, les membres de Budos Band font de la musique pour les bonnes raisons: parce qu'ils aiment ça. Et parce qu'ils ont le loisir de prendre des congés sans solde pour en faire.

« J'aimerais te dire que nous pouvons tous vivre de notre musique, enchaîne le saxophoniste. La plupart des membres doivent travailler le jour, malheureusement.» Tankel est avocat et manager d'artistes, certains ont accompagné Sharon Jones et les Dapkings, quelques autres sont enseignants dans des écoles du patelin. «On planifie nos horaires de tournées et d'enregistrement en fonction de leurs disponibilités, explique-t-il. Ces temps-ci, avec la tournée, c'est temporairement un job à temps plein, on apprécie encore plus faire de la musique!»

Le jam band afrophile vient de lancer un troisième album pas piqué des vers, sobrement baptisé The Budos Band III, sur Daptone Records, le label de la chanteuse r&b Sharon Jones. Cet album confirme le virage stylistique effectué lors du précédent, c'est à dire un délaissement de l'afrobeat nigérian au profit des intrigantes harmonies et atmosphères du son jazz-funk éthiopien des années 70. Plus Mulatu Astatke que Fela Kuti, en résumé. Avec une touche de Morricone, disons, pour l'aspect «cinématographique» des ambiances.

«Du rock, aussi, insiste le musicien. On s'est éloigné du strict afrobeat en incorporant différentes influences, à commencer par le son Éthiopiques. Puis le soul et funk américain, le heavy rock, rock psychédélique - ce n'est peut-être pas si évident sur disque, mais ça ressort de plus en plus sur scène. Le dénominateur commun entre nous, c'est probablement le rock des années 70, qui transpire de la pesanteur de nos grooves en concert.»

Le dernier disque peut paraître envouté et teigneux, mais en spectacle, The Budos Band veut faire danser les foules, promet le musicien.

The Budos Band

Ce soir (00h30), au Club Lambi Avec The Youjsh (22h30) et The Sway Machinery (23h) en première partie.

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