Musée Pointe-à-Callière: du hockey qui gagne!

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Le musée Pointe-à-Callière présente, depuis samedi et jusqu'au 11 mars, Passion : hockey.

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À l'occasion du 375e anniversaire de Montréal, du centenaire de la Ligue nationale de hockey (LNH) et des 125 ans de la Coupe Stanley, le musée Pointe-à-Callière présente, depuis samedi et jusqu'au 11 mars, Passion : hockey, une expo qui va combler les amateurs de hockey et remonter le moral des fans du Canadien !

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Maurice Richard est partout dans l'exposition Passion : hockey. Ici en cire (une statue prêtée par le musée Grévin), mais aussi à travers ses chandails, bagues, contrat et même une boîte de conserve de soupe à son effigie.

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Un espace est consacré aux entraîneurs, avec notamment... (PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE) - image 1.1

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Un espace est consacré aux entraîneurs, avec notamment Pat Burns en pleine action.

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Même si l'hiver s'en vient, on pourrait penser que ce n'est pas la meilleure période pour une expo sur le hockey, le Canadien de Montréal se trouvant... au sous-sol du classement de l'Association de l'Est. Mais les passionnés de hockey vont reprendre des couleurs bleu-blanc-rouge avec cette expo muséale, la plus complète qu'il ait été possible de monter sur le sport national dans la métropole. 

Réalisée par le Musée canadien de l'histoire, de Gatineau, et adaptée par Pointe-à-Callière, Passion : hockey expose, sur deux étages, un demi-millier d'artefacts reliés au hockey, sans compter 1200 cartes de joueurs du Canadien disposées en mosaïque sur un mur. 

L'exposition tient de la célébration, mais permet aussi aux visiteurs qui connaissent moins ce sport d'en apprendre beaucoup en découvrant certaines reliques du « culte » né au Canada. Le masque du gardien Jacques Plante, les bagues du Temple de la renommée et de la Coupe Stanley de Maurice Richard, une statue en cire du Rocket et même une boîte de conserve de soupe à son effigie, mise sur le marché après les émeutes reliées à sa suspension, en mars 1955. 

Au premier étage, d'autres objets fétiches. Le plus vieux bâton de hockey, en bois, taillé à la main en 1835 au Cap-Breton. Une des premières rondelles en caoutchouc, datant de 1900. De vieilles cartes de hockey Imperial Tobacco de 1910. Et le chandail de Frank Finnigan à la fin de sa carrière, avec les Maple Leafs. 

IMMERSION DANS UN VESTIAIRE

La deuxième salle de l'expo ressemble à un vestiaire de hockey. Avec les patins, bancs, placards, chandails et pièces d'équipement. Les jeunes visiteurs peuvent y essayer des gants, des jambières et des casques. Une autre salle est consacrée aux entraîneurs, avec notamment Pat Burns en pleine action et le plan de match de Jacques Demers lors d'une rencontre des séries de 1993. 

À l'étage supérieur, le plancher évoque la glace d'une patinoire de hockey, avec ses lignes rouges et bleues. Un écran de télé diffuse des buts célèbres. Des chandails marquants sont exposés tel celui de Sidney Crosby aux JO de 2010. Des panneaux racontent l'histoire des équipes montréalaises qui ont précédé le Canadien : les Shamrocks, les Maroons et les Wanderers. À côté, on reconnaît Ken Dryden immortalisé en bronze par Robin Bell en 1985, dans une posture familière : mitaine et bouclier croisés, posés sur la crosse. 

Un espace relate aussi les rivalités musclées entre équipes de la LNH. De 1942 à 1967, quand Montréal jouait contre Chicago, Detroit, New York, Boston et Toronto, et bien sûr la période 1979-1995 avec les Nordiques de Québec.

Dans une vitrine ont été placées deux pièces uniques reliées à Maurice Richard. D'abord un permis de voyage datant de 1942, quand il partait à l'étranger avec l'équipe, compte tenu des mesures de sécurité qui prévalaient alors à cause de la Seconde Guerre mondiale. Le Rocket habitait au 4507, rue Garnier, à Montréal. 

LE CONTRAT DE MAURICE RICHARD

L'autre document est un contrat (écrit à la main sur une simple feuille de bloc-notes !) liant Maurice Richard au Canadien de Montréal. Il gagnait alors 14 000 $ pour une saison (au lieu de 5000 $ lors de sa première saison). Le Rocket avait droit en plus à 1000 $ s'il marquait plus de 35 buts en une saison ou s'il était parmi les trois meilleurs marqueurs de l'équipe. Après 35 buts, il recevait 100 $ pour chaque but supplémentaire. 

Les amateurs d'art apprécieront également l'accrochage de trois oeuvres de Serge Lemoyne de sa période Bleu Blanc Rouge : une litho de 1995 et deux peintures de 1975, Le joueur et Lafleur Stardust. La visite s'achève avec un vote des visiteurs, invités à choisir leurs trois légendes du hockey... 

Deux anciens joueurs de la sainte Flanelle, Steve Bégin et Mathieu Dandenault, sont les porte-parole de l'exposition. Lors de la visite de presse, tous deux ont dit être impressionnés par la qualité de l'exposition. Mais ils n'ont pas pipé mot sur la qualité actuelle du jeu du Canadien ! Le hockey est dans les gènes des Montréalais, dit-on. Même si leur équipe n'a rien gagné depuis un quart de siècle, ils lui demeurent quand même fidèles...

« La passion du hockey a traversé le temps, dit Francine Lelièvre, directrice générale de Pointe-à-Callière. Mais le hockey, c'est beaucoup plus que la LNH et le Canadien de Montréal. C'est d'abord un sport adapté à notre climat. » Il n'y a plus qu'à espérer que le climat ne change pas trop...

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Passion : hockey, au musée Pointe-à-Callière (Maison des marins, 165, place D'Youville, Montréal), jusqu'au 11 mars




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