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Cent mécènes offrent un Joyau royal à leur ville

La création de l'oeuvre Le Joyau royal et... (PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE)

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La création de l'oeuvre Le Joyau royal et le Mille doré est une initiative de Sébastien Barangé (à gauche sur la photo), fondateur de la Brigade Arts Affaires de Montréal. À ses côtés, l'artiste Philippe Allard, l'architecte Justin Duchesneau et les deux autres protagonistes du projet, Manon Gauthier, élue montréalaise responsable de la culture, et Laurent Vernet, commissaire au Bureau d'art public de la Ville de Montréal.

PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE

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À l'initiative de la Brigade Arts Affaires de Montréal (BAAM), 100 jeunes mécènes vont offrir une oeuvre d'art à Montréal pour son 375anniversaire. Ils ont fixé leur choix sur l'installation Le Joyau royal et le Mille doré, du duo Philippe Allard-Justin Duchesneau, qui sera installée en juin prochain à l'intersection des rues McTavish et Sherbrooke Ouest.

Présentation du concept de l'oeuvre d'art public Le... (Photo fournie par Philippe Allard et Justin Duchesneau.) - image 1.0

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Présentation du concept de l'oeuvre d'art public Le Joyau royal et le Mille doré, de Philippe Allard et Justin Duchesneau.

Photo fournie par Philippe Allard et Justin Duchesneau.

Philippe Allard et Justin Duchesneau devant la maquette de... (Photo Olivier Jean, La Presse) - image 1.1

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Philippe Allard et Justin Duchesneau devant la maquette de leur projet d'oeuvre d'art public Le Joyau royal et le Mille doré

Photo Olivier Jean, La Presse

Fondateur de la Brigade Arts Affaires de Montréal (BAAM), Sébastien Barangé est à l'origine de cette idée de permettre à de jeunes professionnels montréalais d'offrir une oeuvre d'art significative à Montréal à l'occasion de son 375e anniversaire. L'ex-conseiller de la gouverneure générale Michaëlle Jean, devenu responsable des communications à CGI en 2011, a réussi son pari lancé il y a deux ans. 

«En neuf mois, on a trouvé 100 personnes, surtout issues du milieu des affaires, qui ont accepté de donner 1000 $ afin d'offrir un beau cadeau à Montréal. Cela a été un réel succès. On a dû refuser des dons pour ce projet.»

Soutenu par la conseillère municipale Manon Gauthier, responsable notamment de la culture, du patrimoine et du design à la Ville, Sébastien Barangé a travaillé avec le Bureau d'art public de Montréal (BAP) pour faire ce don dans les règles de l'art, définir des critères pour l'oeuvre d'art public et choisir un emplacement adéquat. 

Un concours destiné à des artistes de la relève a été lancé par le BAP. Sur une dizaine de dossiers, sept ont été retenus, puis trois finalistes ont été choisis par un jury: Patrick Bérubé, le duo Cooke-Sasseville et l'association entre l'artiste visuel Philippe Allard et l'architecte Justin Duchesneau.

L'énergie de la montagne

Les mécènes ont finalement plébiscité le projet de Philippe Allard et de Justin Duchesneau qui s'inspire de la montagne et de l'énergie qui s'en dégage. Pour rendre hommage au mont Royal ainsi qu'au Golden Square Mile, luxueux quartier où l'oeuvre sera implantée, ils l'ont appelée Le Joyau royal et le Mille doré. «Un titre à la Tintin!», a lancé Philippe Allard lors de la présentation de la maquette à La Presse.

Constituée en deux parties placées de part et d'autre de la rue McTavish, l'oeuvre d'art sera formée de petites colonnes qui constitueront une sorte de portail de la montée pédestre vers le mont Royal.

Ces colonnes de différentes hauteurs seront créées en laiton (référence au Mille carré doré) et en granit, sauf une colonne centrale de 10 pi (symbolisant la montagne au milieu de la ville) qui sera faite d'une juxtaposition décalée de cubes de béton translucide comprenant des fibres optiques qui s'illumineront la nuit. Les noms des 100 mécènes seront gravés sur l'une des tours en laiton.

Placées près d'un févier d'Amérique et d'un ginkgo biloba, ces tours rappelleront les arbres du mont Royal et les immeubles du Mille carré doré. Leur base se moulera à la géométrie des dalles de la rue McTavish. Les citoyens pourront circuler autour de l'oeuvre ou l'admirer depuis un banc public. 

«On voulait une oeuvre à échelle humaine, dit la conseillère Manon Gauthier. Que les gens puissent interagir avec l'oeuvre, la toucher et même s'asseoir dessus. Que l'on puisse embrasser l'art sous toutes ses formes.»

«Là où les mains vont se porter, une patine va se créer. Le laiton va s'oxyder et vivre avec le temps, comme le granit. Ils changeront au même titre que la nature environnante et que les humains», affirme l'architecte Justin Duchesneau.

Sur la promenade fleuve-montagne

Le lieu choisi pour installer l'oeuvre n'est pas anodin. Elle sera ancrée au campus de l'Université McGill et intégrée à la promenade urbaine Fleuve-Montagne, qui sera inaugurée en juin prochain entre le musée de Pointe-à-Callière et le mont Royal.

«Sachant qu'Alexandre David [qui installera son oeuvre en quatre parties sur cette promenade, notamment au nord de l'avenue des Pins] a des interventions très épurées, on a voulu en tenir compte», dit Philippe Allard.

«Malgré l'aspect très cartésien et très froid de notre installation, j'imagine déjà que des enfants iront se cacher derrière les tours, courront et pourront jouer autour, dit Philippe Allard. Je trouve ça intéressant. Et même avec des graffitis, ce sera beau!»

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