Deux galeries valent mieux qu'une

Il est une chose terrible d'être la cible,... (PHOTO FOURNIE PAR LA GALERIE PATRICK MIKHAIL)

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Il est une chose terrible d'être la cible, d'Andrew Morrow

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Mario Cloutier

Ouvrir une galerie d'art en cette période économique incertaine représente, selon plusieurs, un risque énorme. En ce sens, posséder deux galeries renvoie carrément à la folie. Mais Patrick Mikhail, lui, est un galeriste rayonnant.

La galerie Patrick Mikhail célébrera bientôt son 1er anniversaire à Montréal. En outre, le galeriste célébrera en 2016 le 10e anniversaire de sa galerie d'Ottawa. 

La décision de Patrick Mikhail d'ouvrir un deuxième établissement n'a rien à voir avec l'appât du gain. Être à Montréal ou à Ottawa change peu de choses pour les artistes qu'il représente (Jennifer Lefort, Andrew Wright, Natasha Mazurka et Amy Schissel, entre autres) tellement le marché de l'art canadien est en pleine transformation.

« Les ventes se font surtout à l'étranger, dit-il. Nos clients sont partout, pas seulement à Montréal ou à Ottawa. Il faut développer des contacts à l'international », dit cet ancien journaliste qui a travaillé auparavant tant aux États-Unis qu'au Canada.

Patrick Mikhail est un participant assidu à plusieurs foires internationales comme à Basel, en Suisse, et à New York, entre autres. C'est là que sont les collectionneurs et les clients éventuels, selon lui.

Le galeriste ne néglige pas pour autant les amateurs d'art d'ici. Membre de l'Association des galeries d'art contemporain depuis des années, dont il assure désormais la vice-présidence, il prend une part active à la foire montréalaise Papier.

« J'adore Montréal. J'ai acheté récemment une résidence ici et je vois mon avenir dans cette ville. Il y a d'excellents artistes ici », dit Patrick Mikhail.

En fait, le galeriste passe désormais plus de temps à Montréal qu'à Ottawa. Il se dit « très satisfait » après un an d'activités avec sa deuxième galerie à Montréal, même si elle ne fait pas encore ses frais.

Situé dans la rue Saint-Antoine, l'établissement jouit d'un grand espace, bien éclairé et accessible. Il est divisé en plusieurs pièces qui lui permettent d'exposer deux ou trois artistes en même temps. 

ANDREW MORROW 

Jusqu'au 9 janvier, la galerie Patrick Mikhail propose les plus récents travaux d'Andrew Morrow, rassemblés sous l'amusant titre THANKYOUUOYKNAHT.

« Il a déjà remporté un prix RBC. C'est un jeune artiste très intéressant en ce qu'il traite de l'histoire en peinture », note le galeriste.

Également présentées en ce moment, des oeuvres du Montréalais Thomas Kneubühler et de la peintre canadienne, vivant à Pittsburgh, Amy Schissel.

« Amy et Jennifer Lefort commencent à obtenir une très belle reconnaissance à l'étranger », affirme Patrick Mikhail. 

À partir du 6 janvier, la galerie présentera les travaux de la réputée photographe montréalaise Jessica Auer.

CARL TRAHAN

La galerie Battat présente le plus récent projet de Carl Trahan. L'artiste montréalais pose son regard sur la période entre le début de la deuxième révolution industrielle et la Première Guerre mondiale. À l'aide de dessins et de textes sur divers supports, il trace un lien poétique entre cette époque et la nôtre.

À la galerie Battat (7245, Alexandra, suite 100) jusqu'au 9 janvier.

STEPHEN PON

Le centre d'artistes MATERIA présente à Québec l'exposition Homopolis, les dernières sculptures du maître verrier de Lavaltrie Stephen Pon. Transition importante dans son travail et sa démarche, ses oeuvres en verre sont inspirées de la puissance symbolique de l'eau et de la nature humaine.

Au Centre MATERIA (395, boulevard Charest Est, Québec) jusqu'au 31 janvier.

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