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Foire internationale d'art contemporain: plus internationale et ouverte

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La sculpture Yure Pavilion de l'architecte japonais Kengo Kuma devant le Jardin des Tuileries à Paris.

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Antoine Froidefond
Agence France-Presse
Paris

Cent soixante-treize galeries venus de 23 pays sous la verrière du Grand Palais, une section parallèle réservée aux jeunes artistes et des expositions égrainées le long de la Seine, de la Maison de la Radio aux quais de la BNF: pendant quatre jours, la FIAC fait vivre Paris à l'heure de l'art contemporain.

La FIAC «s'adresse à beaucoup de publics différents», déclare à l'AFP sa directrice Jennifer Flay. «C'est très important qu'elle ne soit pas quelque chose d'«entre soi», pour des privilégiés, des personnes qui ont accès à l'art par leur culture, leur éducation, leurs moyens financiers».

Pour sa 42e édition (22-25 octobre), la foire s'annonce plus internationale avec seulement une quarantaine de galeries françaises, 35 américaines, 26 allemandes, 14 britanniques, et quelques belles prises.

«La FIAC», assure Jennifer Flay, «est renforcée par l'arrivée de Landau Fine Art, de Montréal, une des meilleures galeries d'art moderne du monde, de Long March Space de Pékin, qui apporte un autre regard sur l'art chinois, de Modern Institute de Glasgow, l'une des galeries les plus influentes de ces dernières années».

Parmi les entrants, les Colombiens de Casas Regnier, la première galerie de ce pays à participer à la Foire internationale d'art contemporain, à l'image d'une présence sud-américaine en progression (cinq galeries brésiliennes et quatre mexicaines).

Comme chaque année, les galeries les plus prestigieuses occuperont le navire amiral du Grand Palais, mais pour la 2e année, la FIAC se déploie aussi de l'autre côté de la Seine, sur le quai Austerlitz, aux «Docks - Cité de la mode et du design». «Officielle», manifestation réservée à la création très contemporaine, regroupe 69 galeries au total, dont 19 françaises et 22 américaines et pour la première fois une galerie du Maghreb, Selma Feriani, de Tunis.

Oeuvres sonores

Entre tous ces créateurs, confirmés ou non, difficile de dégager des tendances. «Depuis le début des années 80, les artistes se servent de différents media, de différentes cultures. C'est une période de grande ouverture, le règne du «tout est possible»», souligne Jennifer Flay, à la tête de la FIAC depuis douze ans.

Elle repère toutefois chez beaucoup de jeunes artistes «une manière de regarder les nouvelles technologies comme un archéologue».

Malgré la création d'«Officielle», certains critiques reprochent à la FIAC de faire la part belle à l'art moderne plutôt qu'aux artistes d'aujourd'hui, contrairement à sa rivale londonienne, la Frieze. Selon Artprice, sur les 1181 plasticiens présentés lors de cette 42e édition, seuls 350 ne sont jamais passés en vente publique.

«On a besoin d'un socle, il est important de se rappeler que l'art contemporain n'a pas surgi de nulle part», fait valoir Jennifer Flay.

Les stars du marché de l'art dont les prix frisent le million d'euros, tels les Américains Jeff Koons ou Christopher Wool, seront en concurrence avec quelques grands classiques comme Giacometti ou Jean Arp.

De nombreuses galeries proposent cependant des oeuvres à des prix plus accessibles: de 100 à plusieurs milliers d'euros.

Pour le seul plaisir de l'art, il reste toujours la possibilité de suivre la piste de la FIAC «Hors les murs» et le nouveau programme «Musées en Seine» - des oeuvres sonores à la Maison de la Radio aux livres d'Anselm Kiefer à la BNF en passant par les Tuileries (Kengo Kuma, Anthony Gormley...) ou Le Jardin des Plantes avec des oeuvres liées à l'écologie.

Quant à la place Vendôme, lieu du scandale en 2014 avec le plug anal de Paul McCarthy, elle accueillera cette fois-ci les sages pavillons de verre de l'Américain Dan Graham.

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