Le style Jarus

Laissant sa trace à chaque endroit, Jarus dessine... (Photo Patrick Cummins, fournie par l'artiste)

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Laissant sa trace à chaque endroit, Jarus dessine surtout des corps, de belles femmes (ses amies et ses ex!) et plus rarement des hommes.

Photo Patrick Cummins, fournie par l'artiste

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Le muraliste Jarus n'a que 23 ans, mais a déjà l'étoffe d'un vieux baroudeur. Son style figuratif très classique donne naissance à des dessins d'une grande maturité. Mais pour le festival Mural, qui se tient jusqu'à dimanche au coeur du boulevard Saint-Laurent, il a décidé de créer une oeuvre futuriste.

Originaire de Regina, Emmanuel Jarus n'a pas dû passer plus de deux mois dans sa ville d'adoption, Toronto, depuis trois ans. Il suffit d'aller sur les réseaux sociaux pour constater combien il a vadrouillé ces dernières années, de l'Espagne à l'Allemagne en passant par la Grande-Bretagne, le Mexique et les États-Unis. Après Mural, il ira au Danemark.

Laissant sa trace à chaque endroit, Jarus dessine surtout des corps, de belles femmes (ses amies et ses ex !) et plus rarement des hommes. Un style figuratif inspiré par sa grand-mère artiste, par le peintre d'origine chinoise Zhong-Ru Huang, qui l'a formé au dessin à l'âge de 16 ans, et par des portraitistes académiques tels que William Bouguereau (1825-1905), Anders Zorn (1869-1920) ou John Singer Sargent (1856-1925).

Jarus est un muraliste plutôt champ gauche si on le compare à d'autres artistes de rue. Il a fait des études à l'Academy of Realist Art de Toronto, mais a quitté l'école après quatre mois, préférant aller créer des murales pour des entreprises, des restaurants et des institutions publiques.

Le muraliste s'est fait connaître grâce à ses premières oeuvres de femmes nues réalisées sur des wagons de trains de marchandise. Comme les trains traversent le continent nord-américain, ses dessins se retrouvent sur l'internet, téléchargés par des fans mexicains, américains ou canadiens.

«Quand j'avais 18-19 ans, je n'avais plus envie de faire des graffitis, alors je me suis mis à faire d'immenses portraits sur les wagons. Ç'a été le démarrage de ma carrière», explique Emmanuel Jarus.

À Mural, Jarus s'aventure sur un terrain nouveau. «C'est la première d'une série de murales que je vais consacrer au futurisme, dit-il. Je vais y associer un portrait pour que les gens reconnaissent mon style, mais le festival est un tremplin vers quelque chose de différent.»

La jeune fille qu'il dessine sur la murale est une de ses ex-camarades d'école. Le dessin découle d'une séance de photos qu'il a faite en studio, en Saskatchewan. «On a voulu évoquer une sorte d'Alice au pays des merveilles, alors mon amie s'était habillée en conséquence», dit-il.

Jarus aime Montréal, en raison notamment des «vibrations» de la cité. «Je ne pense pas que ce festival pourrait avoir lieu à Toronto, lance-t-il. Ici, on n'hésite pas à fermer une grande rue pendant 10 jours, c'est vraiment cool et bien organisé. Montréal est ma ville préférée au Canada et c'est la ville des festivals !»

La murale de Jarus se trouve à l'intersection des rues Milton et Sainte-Famille, à Montréal. Le festival Mural se poursuit jusqu'à dimanche.

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