Aires libres: des sculptures exposées tout l'été

Les boules roses de Claude Cormier forment encore... (PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE)

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Les boules roses de Claude Cormier forment encore une longue pergola linéaire tout le long de l'artère du Village.

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La 8e édition d'Aires libres, une piétonnisation artistique déployée dans le Village gai, sur la rue Sainte-Catherine Est, entre la rue Saint-Hubert et l'avenue Papineau, présente cette année des oeuvres d'artistes de renom tels que Marcel Dzama, Patrick Bérubé, Jean-Pierre Gauthier ou encore Sayeh Sarfaraz.

La sculpture «D pour démocratie», de Sayeh Sarfaraz... (PHOTO COURTOISIE) - image 1.0

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La sculpture «D pour démocratie», de Sayeh Sarfaraz

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La sculpture de Sayeh Sarfaraz après avoir été... (PHOTO COURTOISIE) - image 1.1

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La sculpture de Sayeh Sarfaraz après avoir été vandalisée. 

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Les boules roses de Claude Cormier forment encore une longue pergola linéaire tout le long de l'artère du Village et on peut découvrir cette année une nouvelle oeuvre de Brice Salmon et Mélanie Ouellette, de Glasgow Studio, intitulée «Une journée à la montagne» et installée en face du cabaret Mado par les organisateurs d'Aires libres, la Société de développement commercial du Village, à la suite d'un concours financé par la Banque Nationale. 

Pour l'exposition d'art public placée cette année sous le thème Politiques de l'empathie, la commissaire Aseman Sabet a choisi le Winnipégois Marcel Dzama comme artiste invité. «Je trouvais qu'il rejoint ces notions de politique et d'empathie avec beaucoup de finesse», explique Aseman Sabet. 

Les oeuvres de Marcel Dzama seront présentées jusqu'au 7 septembre sur des modules rétroéclairés conçus par la firme Turn Me On Design. Actuellement, un seul de ces modules a été installé entre la rue Wolfe et la rue Montcalm, mais les passants pourront en voir plusieurs dizaines au cours de l'été.

Presqu'en face de cette oeuvre de Dzama, on remarquera l'oeuvre «Un proche à venir», de Jean-Pierre Gauthier, une sculpture cinétique formée d'une cabane rouge en forme de présentoir dans laquelle des cannes pour personnes âgées reliées entre elles par des fils se meuvent les unes les autres comme un insecte articulé. Une ode à la vieillesse, explique l'artiste, mais aussi une allusion au dysfonctionnement du système de santé québécois.

Près de la rue Saint-Hubert, l'oeuvre «Nos bergers», de Patrick Bérubé, a été installée sur la chaussée. Il s'agit de deux moutons surmontés par deux personnages reliés par une barre fixe, le tout en résine et aluminium bleu turquoise.

Parmi les autres oeuvres, citons celles de Frédéric Lavoie (entre la rue Montcalm et Beaudry), celles de Jason Cantoro et Manuela Lalic (toutes deux près de la rue Champlain), celle d'Agathe Bray-Bourret à la station de métro Beaudry et enfin la sculpture «D pour démocratie», de Sayeh Sarfaraz, une immense statue jaune et verte rappelant les legos pour enfants, vandalisée mardi dernier. Le bras droit et la main droite du personnage ont été subtilisés si bien qu'hier, la sculpture apparaissait amputée.

La commissaire Aseman Sabet a dit ne pas être inquiétée que les autres oeuvres soient vandalisées. L'an dernier, une oeuvre de Valérie Blass exposée dans le cadre d'Aires libres avait déjà été abîmée par un inconnu.

«Ça fait partie des contraintes de la présentation publique des oeuvres, dit Mme Sabet. On va s'ajuster. On est quand même dans un quartier qui a une dynamique particulière.»

L'artiste était quand même très choquée de constater les dégâts cette semaine et réfléchissait encore ce vendredi à ce qu'elle allait faire de sa sculpture. La laisser telle quelle ? Reconstruire un bras ? Elle ne savait pas encore, mais réfléchissait à voix haute à ce qui a pu motiver un tel geste.

«L'être humain a plus tendance à détruire qu'à créer depuis quelque temps sur Terre, ce qui me désespère beaucoup, a-t-elle dit à La Presse. Je voudrais que le maire de Montréal, Denis Coderre, la voit ma sculpture abîmée, car on montre toujours un visage parfait de la société au Québec alors que ce n'est pas toujours le cas. Il faudrait mettre plus d'effort pour protéger les oeuvres.»

Croisé à l'inauguration d'Aires libres, le maire Coderre a serré Sayeh Sarfaraz dans ses bras pour la réconforter avant de dire qu'il était au courant de la situation. «Je vais m'assurer qu'on ait une attention particulière et une surveillance, a dit le maire. Mais bon, où il y a de l'homme, il y a de l'hommerie. On va s'assurer qu'on puisse plus couvrir cette zone.»

«Merci», a répondu l'artiste.

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