Art Paris Art Fair: l'Asie du Sud-est à l'honneur

Un visiteur observe une oeuvre du photographe japonais... (PHOTO FRANCOIS GUILLOT, AFP)

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Un visiteur observe une oeuvre du photographe japonais Naohiro Ninomiya, à la Art Paris Art Fair.

PHOTO FRANCOIS GUILLOT, AFP

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Agence France-Presse
PARIS

L'Asie du Sud-est, et plus particulièrement Singapour, est les invités d'honneur d'Art Paris Art Fair, qui permet de découvrir à partir de jeudi des artistes comme Lee Wen, Aung Ko ou Jane Lee.

«Singapour est la tête de pont de cette scène asiatique en plein essor. Toutes les galeries y ont des antennes», déclare à l'AFP Guillaume Piens, commissaire général d'Art Paris, qui souligne le dynamisme de la région au-delà des différences considérables entre les pays.

«En Indonésie par exemple, il y a très peu de choses au niveau institutionnel, mais des collectionneurs puissants», souligne-t-il. «On connaît très peu en France les artistes vietnamiens qui préfèrent se tourner vers le monde anglo-saxon, peut-être pour des raisons historiques».

Pour Guillaume Piens, «il était temps que l'Europe reconnaisse Singapour comme ville culturelle» et multiculturelle. À preuve, la plateforme de huit galeries de la cité État, sélectionnées par la commissaire Iola Lenzi, dont les propriétaires, sont Chinois, Suisse, Indien, Australien ou Indonésien.

La galerie «Ipreciation» présente ainsi le performeur Lee Wen, que la série Yellow on Yellow montre recouverte de peinture jaune, ou le vidéaste Chen Sai Hua Kuan qui a filmé lever et coucher de soleil dans un parc naturel et les projette simultanément en vis-à-vis.

Intersections expose le travail très politique d'un artiste birman, Nyein Chan Su, dont des photos des manifestations prodémocratie sont presque entièrement recouvertes de peinture rouge.

«Nous voulions faire découvrir ces artistes qui sont restés cachés depuis l'arrivée au pouvoir de la junte militaire en 1962», explique Marie-Pierre Mol, l'une des deux gérantes françaises de la galerie. «Avec beaucoup de subtilité, ils ont appris à créer des oeuvres qui ont du sens et qui défient la censure». «Il y a des galeries très intéressantes en Birmanie et beaucoup d'artistes» , dit-elle encore.

Également de Singapour, la galerie de Sundaram Tagore, petit-fils de Rabindranath Tagore, a choisi Jane Lee qui utilise la peinture, malaxée et durcie, comme unique matériau, produisant d'étranges objets à l'apparence textile.

Certains  créateurs du Sud-est asiatique ont déjà été mis en avant par des marchands en Europe. La galerie milanaise Primo Marella présente Aung Ko, un artiste versatile, capable de travailler la peinture, la poterie, la vidéo, la performance et l'installation.

Art Paris Art Fair, qui se poursuit jusqu'à dimanche, ne fait pas seulement la part belle à l'Asie du Sud-est. «Fidèle à son concept de ''régionalisme cosmopolite''», la foire accueille cette année plusieurs galeries de Zurich et Munich, une façon de sortir du triangle Fiac (Paris), ArtBasel (Bâle), Frieze (Londres), fait valoir Guillaume Piens.

Au total, sont présentes 154 galeries, dont la moitié sont étrangères, issues d'une vingtaine de pays.

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