Le corps idéal dans la Grèce antique à l'honneur au British Museum

Cette exposition, qui est la première d'une série... (PHOTO LEON NEAL, AFP)

Agrandir

Cette exposition, qui est la première d'une série visant à mettre en valeur les collections permanentes du British Museum, se tient jusqu'au 5 juillet 2015.

PHOTO LEON NEAL, AFP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
LONDRES

Le British Museum de Londres explore dans une exposition l'évolution des canons de beauté dans la Grèce antique et leurs influences, assemblant d'emblématiques sculptures de sa propre collection à de «miraculeux» prêts d'autres musées.

Intitulée Définition de la beauté: le corps dans l'art de la Grèce antique, l'exposition retrace les différentes représentations du corps dans la Grèce ancienne. D'idéalisé et universel du temps des grands sculpteurs athéniens du Ve siècle avant J.-C. (Myron, Phidias), il devient plus personnalisé et réaliste à l'époque d'Alexandre le Grand, à la fin du IVe siècle avant J.-C.

Des sculptures et objets précédant et suivant cette période permettent de contextualiser l'art grec ancien et d'observer son influence, par exemple en Asie via les premières représentations de Bouddha ou dans l'Europe de la renaissance. En filigrane, le visiteur s'imprègnera aussi de la vie des Grecs du temps des cités États.

Cette exposition comprend six des fameux marbres du Parthénon (conservés en Grande-Bretagne depuis le début du XIXe siècle et vainement réclamés depuis 40 ans par Athènes) ainsi que des prêts «miraculeux», selon l'expression du directeur du British Museum, Neil MacGregor.

Parmi ces prêts, une magnifique sculpture de bronze repêchée en Méditerranée en 1999, et appartenant à la Croatie.

«C'est l'une des plus grandes découvertes archéologiques de ces 30 dernières années», a expliqué M. MacGregor. «C'est un trésor national et une opportunité pour nous de voir à quoi ressemblaient réellement les bronzes grecs».

Beaucoup ont en effet disparu, détruits à la fin de l'Antiquité, car ils avaient plus de valeur comme ferraille que comme oeuvre d'art. La plupart nous sont parvenus via des copies romaines en marbre.

Autre prêt de très grande valeur: le Torse du Belvédère, habituellement exposé aux musées du Vatican, qui représente un torse fragmentaire et a inspiré l'Adam de la chapelle Sixtine de Michel-Ange.

Cette pièce maîtresse, qui clôt l'exposition, est placée en vis-à-vis de l'une des sculptures du Parthénon issue de l'école de Phidias.

«Le point d'orgue est la rencontre entre l'école de Michel-Ange et l'école de Phidias (...). Nous ne pensions pas qu'elles iraient si bien ensemble», s'est émerveillé le commissaire de l'exposition Ian Jenkins.

Cette exposition, qui est la première d'une série visant à mettre en valeur les collections permanentes du British Museum, se tient jusqu'au 5 juillet 2015.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Arts

Tous les plus populaires de la section Arts
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer