Saison 2015 du MAC: la signature Zeppetelli

L'installation The Flux And The Puddle du Montréalais... (Photo James Ewing, fournie par Andrea Rosen Gallery)

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L'installation The Flux And The Puddle du Montréalais David Altmejd fera partie de l'exposition présentée cet été.

Photo James Ewing, fournie par Andrea Rosen Gallery

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En 2015, le Musée d'art contemporain de Montréal (MAC) présentera 12 expositions. En vedette, les Québécois David Altmejd, Jon Rafman, Patrick Bernatchez et Edmund Alleyn, les Européens Sophie Calle, Camille Henrot et Simon Starling, la Japonaise Tabaïmo, les Américains Dana Schutz, Allan Sekula et Noël Burch. Et la collection du musée vue par Geneviève Cadieux. «Une programmation qui me ressemble et dont je suis fier», dit John Zeppetelli, directeur général et conservateur en chef du MAC.

ALLAN SEKULA ET NOËL BURCH

Du 21 janvier au 15 mars

Dès aujourd'hui, le musée présente le film-essai The Forgotten Space réalisé par les artistes américains Allan Sekula (décédé en 2013) et Noël Burch (qui vit en France depuis 1951). Il s'agit d'une vidéo de près de deux heures sur «l'espace oublié» (les mers) et les conteneurs. Une oeuvre sur le commerce maritime international et ses 100 000 navires, qui représentent 90% du transport commercial mondial. Un film en anglais (avec casque d'écoute en français) qui montre les déplacements des navires, de port en port, sur tous les océans.

SOPHIE CALLE et SIMON STARLING

Du 5 février au 10 mai

Il s'agit de deux expos solos. Pour la dernière et pour la première fois est un projet que l'artiste française Sophie Calle (née en 1953) a réalisé à Istanbul. Des aveugles qui décrivent la dernière image qu'ils ont vue. Et des gens qui voient la mer pour la première fois. Une présentation de la commissaire Josée Bélisle. Avec en prime une conférence très attendue de Sophie Calle, le 3 février. De son côté, le Britannique Simon Starling (né en 1967) présentera Métamorphologie, une quinzaine d'oeuvres (sculptures, photos, installations et films) qui parlent de métamorphose et du pouvoir transformateur de l'art. Une exposition en provenance du Museum of Contemporary Art de Chicago, commissariée par Lesley Johnstone.

COLLECTION DU MAC

Du 28 février au 28 septembre

Le directeur John Zeppetelli propose Nouveautés et autres obsessions, soit des oeuvres marquantes de la collection du musée accompagnant quelques acquisitions récentes, notamment Vault, une composition de l'Allemand Thomas Demand. L'oeuvre Broken Memory, de Geneviève Cadieux, en fera partie. Logique à plusieurs titres puisque l'artiste montréalaise signera, du 2 avril au 28 septembre, le commissariat de Point de vue sur la collection, son regard sur les 8000 oeuvres du musée. Elle en a choisi 80. Parmi celles-ci, des oeuvres de Bruce Nauman (Smoke Rings: Two Concentric Tunnels, Skewed and Noncommunicating) et Ann Hamilton (bearings)).

DAVID ALTMEJD

Du 14 juin au 7 septembre

L'exposition Flux - une variation signée Josée Bélisle de la rétrospective du même nom présentée actuellement au Musée d'art moderne de Paris - sera l'exposition «la plus importante de l'année au MAC», selon John Zeppetelli. «À cause de la notoriété de David Altmejd, mais aussi parce qu'il est montréalais, dit-il. La présenter dans trois salles de nos espaces temporaires va être fascinant. Ce sera une exposition fulgurante.» L'exposition comprendra tous les cycles de la carrière d'Altmejd, avec notamment ses têtes, ses Géants et ses Bodybuilders, ainsi que The Flux and The Puddle, immense oeuvre synthèse de David Altmejd (né en 1974).

JON RAFMAN

Du 14 juin au 7 septembre

En parallèle avec le solo de David Altmejd, Jon Rafman (né en 1981) fera l'objet de sa première exposition muséale au Canada. Les amateurs d'art devraient être éblouis par le talent de cet autre grand artiste montréalais, à la renommée grandissante à l'étranger compte tenu de ses travaux sur la culture du web. L'exposition organisée par le commissaire Mark Lanctôt proposera quatre vidéos, une série de photos et une suite de sculptures. Certaines oeuvres ne sont pas encore terminées, notamment un film de réalité virtuelle que les visiteurs pourront peut-être découvrir avec un oculus. Une expo avec du ludique, du mystère, de l'étrange et de l'inquiétant...

TABAÏMO

De septembre à novembre

La responsable des créations multimédias du musée, Louise Simard, proposera une primeur canadienne avec la présentation de Blow, une installation vidéo et sonore de la peintre et vidéaste japonaise Tabaïmo (de son vrai nom Ayako Tabata). Il s'agit d'une oeuvre de 3 min 42 s diffusée en boucle par quatre projecteurs dans un espace incurvé. Le sujet: des formes biologiques, des dessins d'anatomie, des vaisseaux sanguins qui se transforment en membres et en fleurs. «Elle détourne l'iconographie japonaise avec un souci contemporain et urbain», dit John Zeppetelli, directeur général et conservateur en chef du MAC.

PATRICK BERNATCHEZ, CAMILLE HENROT ET DANA SCHUTZ

Du 17 octobre 2015 au 10 janvier 2016

Artiste marquant du Québec, Patrick Bernatchez présentera Les temps inachevés, deux grands cycles de travaux sur le thème du temps, comprenant Lost in Time, débuté à Berlin en 2009, et Chrysalides, réalisé de 2006 à 2009. Cette expo solo présentée récemment au Luxembourg et organisée à Montréal par la commissaire Lesley Johnstone contiendra de nombreux dessins, des photographies, des films et des installations. Dans le même temps, le musée exposera Grosse fatigue, une installation vidéo de 13 minutes de l'artiste française Camille Henrot, et les peintures éclatantes et étranges de l'artiste new-yorkaise Dana Schutz.

EDMUND ALLEYN

Du 12 novembre 2015 au 1er mai 2016

Le commissaire Mark Lanctôt prépare actuellement Dans mon atelier, je suis plusieurs (titre provisoire), la première rétrospective consacrée au peintre québécois Edmund Alleyn (1931-2004) depuis 20 ans. Montée avec la collaboration de l'artiste Jennifer Alleyn, fille du peintre, l'exposition présentera près d'une centaine d'oeuvres. Des peintures, des films, des oeuvres technologiques et des dessins créés de la fin des années 50 jusqu'au début des années 2000. L'événement sera accompagné d'une première publication substantielle en 10 ans sur Edmund Alleyn, signée par Olivier Asselin, Vincent Bonin, Mark Lanctôt et Gilles Lapointe.

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