La faïencerie historique des émaux de Longwy est à vendre

La faïencerie souffre de l'hémorragie des boutiques des... (Photo JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN, Archives AFP)

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La faïencerie souffre de l'hémorragie des boutiques des arts de la table, ses principaux distributeurs en France, en raison du déclin des listes traditionnelles de mariage, de la crise économique et de la concurrence du commerce en ligne.

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Agence France-Presse
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La faïencerie historique des émaux de Longwy, qui produit des céramiques colorées uniques en leur genre, cherche un repreneur pour éviter la faillite, a déclaré mardi son président actuel à l'AFP, confirmant une information de l'Est Républicain.

«On est un peu obligé d'en arriver là» pour éviter un dépôt de bilan et une «casse sociale», a estimé Arnold Kostka, dont la famille est à la tête de la société depuis 1991 et qui emploie actuellement une petite quarantaine de salariés à Longwy (Meurthe-et-Moselle).

Depuis trois ans M. Kostka tentait de récolter un million d'euros auprès de différents acteurs publics pour honorer des dettes bancaires. Mais les financements sont arrivés «au compte-goutte», et aujourd'hui il manque toujours 420 000 euros, une partie des soutiens ayant fait défaut, a-t-il regretté.

Aussi «la solution la plus propre était de chercher un acheteur qui ait les moyens de solder ces dettes et de repartir avec un peu d'argent à investir», a ajouté M. Kostka.

Des négociations exclusives sont menées depuis l'automne dernier avec un repreneur potentiel français, un «professionnel de la faïence, qui connaît le métier et les clients» et qui est soutenu par un fonds d'investissement spécialisé, a-t-il précisé.

M. Kostka espère finaliser la vente au premier trimestre. «Si quelqu'un remet un peu d'huile dans la machine, (l'entreprise) devrait repartir dans la bonne direction», en évitant des licenciements, a-t-il assuré. Il en veut pour preuve la hausse de 8% du chiffre d'affaires au premier semestre de l'exercice décalé 2014-2015 de l'entreprise.

La faïencerie souffre de l'hémorragie des boutiques des arts de la table, ses principaux distributeurs en France, en raison du déclin des listes traditionnelles de mariage, de la crise économique et de la concurrence du commerce en ligne.

Avec ses maigres moyens, l'entreprise a tenté de redresser la barre en augmentant ses boutiques en régie propre, comme à Paris au printemps dernier, et en se tournant davantage vers l'export, notamment vers les pays émergents.

Fondée en 1798, la manufacture fabrique entièrement à la main des céramiques en émail cloisonné, une technique spécifique offrant des teintes, volumes et profondeurs rarement égalés par la faïencerie classique.

Son âge d'or remonte aux années 1930 et au style Art déco, quand la faïencerie de Longwy collaborait avec les ateliers d'art des grands magasins parisiens comme Primavera pour le Printemps ou Pomone pour le Bon Marché.

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