Les États-Unis célèbrent El Greco

Le Christ portant la croix (1578) d'El Greco.... (Photo: archives AFP)

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Le Christ portant la croix (1578) d'El Greco.

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Agence France-Presse
Washington

Les États-Unis, qui possèdent une très riche collection de l'artiste espagnol El Greco, lui rendent hommage 400 ans après sa mort par des expositions à Washington et New York.

La National Gallery of Art de Washington expose du 2 novembre au 16 février les sept oeuvres qu'elle possède de l'artiste - la plus importante collection du pays -, avec quatre autres toiles de la Phillips Collection et du Dumbarton Oaks de Washington, ainsi que du Walters Art Museum de Baltimore.

Deux expositions sont également consacrées au peintre de la Renaissance à New York, toutes deux du 4 novembre au 1er février 2015, au Metropolitan Museum et à la Frick Collection.

L'artiste, né Domenikos Theotokopoulos sur l'île grecque de Crète en 1541, a travaillé en Italie, à Venise et à Rome, avant de s'installer en Espagne et notamment à Tolède, où il est devenu El Greco.

Quasiment oublié après sa mort en 1614, il a été redécouvert à la fin du XIXe siècle, exposé au Louvre à Paris et admiré par les peintres modernes comme Picasso, Cézanne ou les expressionnistes allemands.

Les Américains ont découvert El Greco grâce à Edgar Degas, l'un de ses premiers admirateurs, et la peintre américaine Mary Cassatt, explique David Alan Brown, le commissaire de l'exposition de Washington, lors d'une rencontre avec la presse.

«Tous ces millionnaires se sont bagarrés pour acquérir des oeuvres, il y a eu une sorte de «folie Greco». C'est une des raisons pour lesquelles il y a autant de Greco dans les musées américains», ajoute-t-il.

Une cinquantaine d'oeuvres de l'artiste sont réparties dans les musées d'une vingtaine de villes des États-Unis.

Célèbre pour ses silhouettes démesurément allongées, l'artiste «n'a pas toujours eu du succès», précise David Alan Brown. «C'est un artiste qui provoque des réactions contrastées de rejet ou d'admiration, personne n'est indifférent au Greco».

Son art n'a «jamais été simple, il a l'intensité spirituelle de la Contre-Réforme mais du point de vue de sa peinture, sa vision est très compliquée, c'est ce qui nous plaît aujourd'hui», dit-il.

En parallèle à l'exposition, la National Gallery a également produit un documentaire de 30 minutes.

Des dizaines d'expositions et événements divers ont été organisés toute l'année en Espagne pour célébrer l'anniversaire de cet artiste majeur.

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