Artistes de guerre au musée Stewart

Portrait d'un membre du Service féminin de la... (Photo: François Roy, La Presse)

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Portrait d'un membre du Service féminin de la Marine royale du Canada. Peinture de Marion Long, 1944.

Photo: François Roy, La Presse

Caroline Rodgers
La Presse

Les guerres auxquelles a pris part le Canada ont laissé un héritage méconnu: celui des tableaux réalisés par les peintres chargés d'en capter le souvenir. Après quatre ans d'itinérance, l'exposition La Marine. L'oeuvre d'un siècle du Musée canadien de la guerre fait une escale au musée Stewart jusqu'en janvier. Elle permet de découvrir 45 tableaux d'art militaire de peintres canadiens de renom.

Au départ, l'exposition avait été conçue pour souligner les 100 ans de la marine canadienne, en 2010. Montréal est la dernière ville à recevoir l'exposition après Halifax, Calgary et Victoria. Les oeuvres exposées font partie de la collection Beaverbrook.

«Cette collection englobe toutes les collections d'art du Musée canadien de la guerre, explique Khan Rooney, adjoint aux collections du musée Stewart et chargé de projet de l'exposition. Elle doit son nom à Lord Beaverbrook, un magnat de la presse canadien-anglais qui a consacré une partie de sa fortune à envoyer des artistes sur les champs de bataille et les sites militaires pour qu'ils en rapportent des images.»

Le plus connu des artistes présentés est sans contredit Alex Colville, mort en juillet 2013, dont le tableau Man on Verandah (qui ne fait pas partie de l'exposition) s'est vendu 1,29 million aux enchères en 2010, établissant un record pour un artiste canadien vivant. Colville fut lui-même mobilisé au sein de la Marine royale canadienne pendant la Seconde Guerre mondiale.

«La plupart du temps, ces peintres ne se sont pas consacrés exclusivement aux sujets militaires, dit Khan Rooney. C'était parfois une étape ou un sujet parmi tant d'autres dans leur vie d'artiste. Certains d'entre eux ont peint des sujets militaires simplement parce qu'ils avaient reçu de l'argent pour le faire. En ce qui concerne Alex Colville, peu de gens savent qu'il a lui-même été militaire.»

L'équipe du musée Stewart a ajouté aux tableaux des éléments tirés de ses propres collections, comme des uniformes, des armes, des jouets et des objets du quotidien.

«Nous avons voulu mettre l'accent sur la vie quotidienne des hommes et des femmes qui ont fait partie de la marine, dit Khan Rooney. On voulait souligner l'aspect humain de la marine, et non glorifier la guerre.»

«Le piège dans les expositions de nature militaire est de tomber dans une espèce de glorification qui efface les individus», laisse savoir Khan Rooney.

À faire au musée Stewart

Outre cette exposition, les visiteurs peuvent voir l'exposition permanente du Musée, Histoires et mémoires, qui raconte l'histoire du Québec sur cinq siècles à travers 500 artefacts et objets, dont une impressionnante maquette interactive de Montréal. Ces articles sont tirés de la vaste collection du Musée, qui compte plus de 27 000 artefacts et documents divers.

Bien que le Musée impose un coût d'entrée, l'accès à sa cour, où l'on trouve des aires de pique-nique et des jeux format géant, est gratuit. Des visites guidées de l'île Sainte-Hélène et de l'ancien dépôt militaire britannique qui abrite le musée ainsi que des activités pour les enfants sont proposées aux visiteurs tout l'été.

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Au musée Stewart, île Sainte-Hélène, jusqu'au 25 janvier 2015.




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